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"Véronique", documentaire de Tom Volfe - lundi 20 avril sur France 4 -

"Véronique, c'est mon nom...".  Ainsi démarre la chanson éponyme d'une des plus grandes chanteuses françaises, Véronique Sanson, et c'est aussi le titre d'un beau documentaire consacré à l'artiste, à voir sur le replay de France TV et diffusé ce soir lundi sur France 4 . Véronique Sanson a transmis au réalisateur Tom Volfe des archives inédites et personnelles pour ce portrait qui dresse sans forcer des parallèles entre ses chansons et des épisodes de sa vie. Des films super 8 de son enfance heureuse, à ses débuts aux côtés de Michel Berger, qu'elle quitte pour le folk singer américain Stephen Stills, puis les années américaines, qui verront son choix amoureux se dégrader en relation toxique, mais son inspiration musicale s'élargir, avec cinq albums particulièrement  bien produits ( Le Maudit en tête, mais aussi Hollywood et le somptueux hit disco Bernard's song ), on suit ensuite son retour compliqué en France, après une lutte âpre pour la g...

"Véronique", documentaire de Tom Volfe - lundi 20 avril sur France 4 -

"Véronique, c'est mon nom...". 
Ainsi démarre la chanson éponyme d'une des plus grandes chanteuses françaises, Véronique Sanson, et c'est aussi le titre d'un beau documentaire consacré à l'artiste, à voir sur le replay de France TV et diffusé ce soir lundi sur France 4. Véronique Sanson a transmis au réalisateur Tom Volfe des archives inédites et personnelles pour ce portrait qui dresse sans forcer des parallèles entre ses chansons et des épisodes de sa vie.

Des films super 8 de son enfance heureuse, à ses débuts aux côtés de Michel Berger, qu'elle quitte pour le folk singer américain Stephen Stills, puis les années américaines, qui verront son choix amoureux se dégrader en relation toxique, mais son inspiration musicale s'élargir, avec cinq albums particulièrement  bien produits (Le Maudit en tête, mais aussi Hollywood et le somptueux hit disco Bernard's song), on suit ensuite son retour compliqué en France, après une lutte âpre pour la garde de son fils Christopher. 
Le film insiste, à juste titre, sur l'amour qui la liera toute sa vie à Michel Berger, et sans aucun doute de façon réciproque, au vu du nombre de chansons "miroir" que ces deux-là auront composées comme des messages à l'autre (Seras-tu là / Je serai là : "Il nous restera la musique, seulement celle qu'on fait à deux"). Une femme amoureuse, qui expie sans fin le mal qu'elle a fait à Michel Berger en le quittant sur la phrase "Je vais chercher des cigarettes" pour ne jamais revenir. 

Le film alterne un large choix de chansons emblématiques dans des versions live ou album, des séquences d'enregistrement studio ou de coulisses de concerts, des interventions en voix off de la chanteuse, des instants de vie avec son fils au piano, bref de quoi ravir tous les fans. On apprend qu'elle a travaillé son fameux vibrato "à la croche" car elle trouvait sa voix trop plate (sic). On la voit ne faire qu'une avec son piano, y développer des harmoniques sophistiquées, des rythmiques syncopées (une musicalité très caractéristique, qu'elle partage avec Michel Berger, tous deux pianistes hors pair). Les envolées acrobatiques, la souplesse et l'étendue de sa voix, cristalline au départ, se muscle d'accents rock au fil du temps (l'influence américaine, encore). 

Le portrait s'arrête à peu près au moment de l'album Rien que de l'eau, avant-dernier album marquant de sa carrière (à mon sens), et, surtout, à la mort de Michel Berger. 
Ses paroles 
(à part quelques exceptions) n'ont qu'un seul et unique thème, la passion amoureuse, souvent malheureuse, qu'elle décline sans jamais se (ni nous) lasser...

 

 


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