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"Baignades" de Andrée A. MICHAUD

C’est avec Bondrée , son roman paru en 2017 et qui l’a fait connaître en France, que la québécoise Andrée A. Michaud énonce un postulat qui va devenir le mantra de toute son œuvre :  « la stabilité du monde repose sur des assises qu’un simple coup de vent mauvais peut emporter. » et c’est exactement ce à quoi on va assister dans son dernier roman, Baignades , au pluriel. Première partie : Laurence, Max et leur petite fille de cinq ans Charlie, viennent d’arriver au camping du Lac aux sables, pour des vacances bien méritées. Hélas, pas le temps de savourer les morsures du soleil ou la beauté idyllique des paysages, tout va se détraquer en deux temps trois mouvements. Un engrenage fatal d'événements absurdes et de décisions malencontreuses vont précipiter la petite famille dans une nuit cauchemardesque. Deuxième partie : quatre années sont passées. Laurence et Charlie ont survécu à l’enfer. A l’occasion du congé de la Saint-Jean, elles se rendent dans la mai...

La sélection de Cath (1)






Fille noire fille blanche de Joyce Carol OATES

Au coeur des années 1970, dans un collège prestigieux, se rencontrent Genna, descendante du fondateur du collège, et Minette Swift, fille de pasteur, boursière afro-américaine, venue d'une école communale de Washington. Genna n'aura de cesse qu'elle protége Minette de la discrimination raciale des autres étudiantes.
L’Immense romancière américaine nous régale encore une fois.
Comme très souvent, son sujet véritable ne se révèlera que petit à petit : au-delà de la discrimination raciale, il s’agit surtout de montrer l’autodestruction de deux jeunes filles, victimes des idéologies transmises par leurs parents. Et finalement les héroïnes de Joyce Carol Oates ne sont ni tout à fait blanches ni tout à fait noires, mais toutes en nuances


Lark et Termite de Jayne Ann PHILIPPS

Quatre voix, provenant de la Corée du Sud en 1950 et de la Virginie occidentale en 1959, révèlent des secrets d'aliénation, de solitude, de paternité et de filiation : celle du soldat Leavitt à l'agonie, celle de Nonie, sa belle-soeur, qui a élevé sa nièce et son neveu, celle de Lark, une adolescente qui veut garder près d'elle Termite, son frère handicapé mental et moteur, et celle de Termite.
Attention : ce roman est une pure merveille : il mérite largement que l’on s’accroche un peu au début.
Ce récit polyphonique où les sensations règnent en maitres, où la générosité et l’amour triomphent de la haine et de guerre fait évidemment penser à Faulkner et s’inscrit dans la lignée des grands romans du Sud

Commentaires

Kesketalu a dit…
Joyce Carol Oates, en vieillissant, devient comme Doris Lessing, sainement réac et vomissant le politiquement correct. Comme elle aussi est inattaquable sur le plan idéologique, elle peut se permettre de créer des personnages noirs antipathiques, et de décrier à la fois une certaine gauche bien-pensante incarnée dans ce roman par les parents de Genna et par Genna elle-même, et la religion, incarnée par Minette et sa famille. Deux embrigadements aux conséquences tragiques et multiples...