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La peine de mort vue par Constance DEBRÉ et Didier DECOIN

Jamais rien lu de cette femme saisissante. J'ouvre Protocoles. Je tombe direct sur l'horreur de la mort programmée par la justice. Et, donc, sur les protocoles y afférents, En phrases tout aussi sèches et dépourvues d'affect. Cela rappelle l'organisation de l'Holocauste (Recherche d'efficience, inhumanité, dispersion des responsabilités), A plus petite échelle statistique Mais pareille à hauteur d'individu   ("Vous avez été condamné à mort", dit la première phrase). J'ai droit au déroulé de tous les modes d'exécution. Salutaire et insoutenable. Problème...  - Prêche les convertis comme moi,  Les autres ne le liront jamais  - Noie le propos dans des anecdotes sexuelles Et le déroulé de ses protocoles personnels. Ennuyeux pour le lecteur (moi). Soi-disant les deux récits imbriqués ne font qu'un ? Ce projet littéraire n'est (pour moi) qu'un voeu pieux. Restent des pages sur la torture infligée aux corps. Plus marquantes et document...

Lectures d'été






J'avais pris dans mes valises deux de mes auteurs anglais préférés : Nick Hornby (Juliet, naked) et William Boyd (Orages ordinaires). Petite déception pour les deux.




Boyd s'essaie au thriller sans convaincre totalement. L'histoire est cousue de fil blanc, son héros, Adam, se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment : venu rapporter à un homme croisé au restaurant la mallette que ce dernier avait oublié, il assiste quasiment en direct au meurtre de l'homme et voit sa vie basculer : poursuivi par des tueurs qui veulent le faire taire alors qu'il ne sait rien, il devient SDF pour leur échapper (au passage, petit couplet un brin passéiste sur notre "traçabilité" via les portables, internet, les cartes bancaires et autres gadgets) et va mener l'enquête... L'intérêt principal du bouquin est l'évocation de Londres et de sa population underground, mais on se fiche totalement de ce qui arrive au personnage...




Hornby est en terrain connu. Comme toujours son héros, Duncan, est un quadra féru de rock, et plus particulièrement fan de Tucker Crowe, chanteur génial devenu culte après avoir brusquement arrêté sa carrière au milieu des années 80 et disparu de la circulation, ouvrant la voie aux rumeurs les plus folles. Annie, qui partage la vie de Duncan dans une petite ville d'Angleterre, oscille entre résignation devant cette passion chronophage et exclusive qui maintient le couple dans une sorte d'entre-deux sans responsabilités ni projets, et amertume de ne pas avoir d'enfant. Joli personnage féminin, plein d'humour, et qui un jour, par le plus grand des hasards (enfin pas tout à fait mais je ne vais pas tout vous raconter), réalise le rêve de Duncan : entrer en contact avec Tucker Crowe...


D'où vient cette petite frustration à la lecture ? Tout y est, pourtant : les références rock, les interrogations existentielles des 3 personnages qui chacun à leur manière vivent en décalage par rapport à la société, les dialogues qui font mouche... Je ne saurai dire, mais on est loin de Haute fidélité et de Pour un garçon. Ca reste tout de même très bien, je vous le conseille.


Isa

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