Hasard du calendrier ou concomitance du festival de Cannes, j'ai rattrapé en deux jours à la télévision deux films primés en 2023 (oui j'ai honte) : La zone d'intérêt de Jonathan Glazer (Grand Prix) et Anatomie d'une chute de Justine Triet (Palme d'or). Deux films d'une rugosité certaine, et pour l'exprimer, une actrice "inconfortable" et charismatique, Sandra Hüller : un jeu entre dépouillement et intensité, un physique intrigant, presque dérangeant, cette actrice de théâtre crève l'écran dans les deux films, tout en étant hors champ de la séduction. Voir ces deux films l'un après l'autre en quelques heures est une expérience intéressante. Tous les deux commencent par des scènes du quotidien, vides d'action : un retour de baignade pour une grande famille, un garçon qui promène son chien dans la neige, et bien sûr, au fur et à mesure du visionnage, ces scènes d'exposition un peu trop ...

Un nouveau Bacrijaoui ! Chic chic... On s'y précipite, même si ce qu'on en a lu ou vu nous enthousiasme moins que d'habitude. Et à l'arrivée, on est un peu déçus. L'impression que le scénario est moins "béton" que d'habitude, que Jamel, que j'aime beaucoup ce n'est pas le problème, emmène le film ailleurs avec un personnage pas très bien dessiné, qu'Agnès Jaoui incarne de nouveau une femme-intelligente-et-indépendante-mais-seule. .. Le propos n'est pas clair. Jaouibacri prétendent traiter de l'humiliation. Certes, mais c'est le sujet de pratiquement tous leurs films et celui-ci n'apporte pas grand chose sur ce thème. Trois personnages (et acteurs)s'en sortent à mon avis : Bacri, comme toujours, épatant en loser moins acrimonieux que d'habitude, la soeur d'Agnès Jaoui (je ne me souviens plus des noms des personnages désolée) et la mère de Jamel, qui est la seule à incarner une nouvelle figure de l'humiliation dans leur filmographie.
A voir quand même, il y a quelques scènes très drôles.
Isa
A voir quand même, il y a quelques scènes très drôles.
Isa
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