[Lecture en cours : le principe, donner ses premières impressions sur un livre qu'on commence à lire. Il aura droit, sauf exception, à sa critique complète et c'est intéressant de confronter son sentiment initial à celui qu'on éprouve à la dernière page]. Attention roulement de tambour.... plus de 1 000 pages, 1 039 exactement pour ce roman qui s'annonce puissant sur la catastrophe annoncée du dérèglement climatique. A 10% de lecture, on est encore en tour de chauffe (si je puis dire...), avec des chapitres alternés introduisant chacun un personnage, et je ne sais pas si je suis au bout des présentations ! En tout cas, j'aime ce genre de structure romanesque, courante chez les auteurs américains, et Stephen Markley a l'air de maîtriser le procédé. Je ne sais pas de quelle manière vont s'imbriquer les histoires de Tony, le spécialiste des questions de climat, Ashir le geek génie de l'analyse prédictive, Shane, qu'on devine activiste écolo, Keepe...
Des Friends à la sauce geek et californienne, ça intrigue. Et ça marche ! Cette bande de chercheurs à l'université, fans de jeux vidéo, comics et super héros sont bien typés et attachants, exaspérants à souhait. En tête, Sheldon Cooper, sorte de D2R2 pour la gestuelle : ce surdoué de la physique quantique (enfin je crois), est un des personnages les plus drôles et les plus originaux qu'un genre aussi calibré que la sitcom de coloc' ait créé. Totalement asexué, bourré de TOCS (et de tics), nul en relations humaines (ça ne se traduit pas en équation), c'est un grand enfant totalement imbu de lui-même et totalement désopilant. Son coloc Leonard, le moins geek de tous, essaie de vivre une relation avec Penny la voisine de palier, une serveuse-blonde-délurée-au-grand-coeur. Gravitent autour d'eux Raj, l'indien inhibé (il ne peut parler aux filles que sous l'emprise de la boisson) et Howard, le "raté" de la bande (il est ingénieur...), qui vit avec...