Oui, il revient vers nous, car en nous parlant de lui, il nous parle à nous !
Ce disque qui mélange réflexions intimes, rêves éveillés et interrogations multiples déroule ses dix-sept morceaux comme" la bande-son de sa vie " où se retrouvent pêle-mêle, peurs, doutes, ombres, mort et regrets. La belle voix douce et juvénile d’Andrea, toute en mélancolie fragile, prend le temps de se déployer sur une pop orchestrale aux accents parfois symphoniques, souvent atmosphérique, où les cordes s’entrelacent à des chœurs célestes, à des sons organiques et synthétiques, (pluie, vent, orage...) et à des bruits de la vie quotidienne (voix d’enfants, son d’une guimbarde...) Une musique ambitieuse, entre obscurité et lumière, délicate et anxieuse, toute en contraste, à la fois classique et expérimentale.
Vous danserez sur la ritournelle entêtante de La notte, son morceau pourtant le plus nostalgique et vous replongerez avec délice dans la variété italienne des années soixante-dix avec Quando ou Per te.
Andrea
signe le renouveau de la pop italienne avec cet album maîtrisé de
bout en bout, généreux, habité, où les cordes et les cuivres nous
emmènent vers un voyage cosmique, pour un moment de grâce
suspendu.
Si
vous ne connaissez pas encore Andrea Laszlo de Simone, ne passez pas
à côté de cet artiste, il mérite largement le détour ! Car
son album, à la fois grandiose et empli d’humilité vous mettra en
joie et en émoi.

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