Artemisia, c’est Artemisia Gentileschi, peintre italienne remise à l’honneur par une grande exposition au Musée Jacquemart-André en 2025 et... par les féministes. Artémisia, née en 1593 à Rome, fille d’un peintre talentueux et très tôt orpheline de mère, révèle dès son enfance un don remarquable pour la peinture. A une époque où les femmes artistes sont plus que rares, à peine une exception, (elles ne sont même pas autorisées à acheter des pigments et des couleurs elles-mêmes) son père, qui ne vit que par et pour l’art, l’encourage à cultiver son talent. Il lui donne pour professeur de perspective un certain Agostino Tassi….. Le reste, bien connu, est entré dans la légende : les viols répétés par Tassi, ses mensonges, et la lecture des œuvres majeures d’Artemisia comme autant de scènes de vengeance (en particulier les variations autour de Judith décapitant Holopherne). L’album réalisé par Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin va beaucoup plus loin que cette image un peu réductrice qu’...
Le roman s'ouvre sur la détresse d'une mère au chevet de son petit garçon de 5 ans qui est dans le coma après être tombé du balcon, une nuit. Comment est-il tombé ? Voilà ce que le lecteur ne sait pas et que Martha, sa mère, ne veut pas dire aux médecins,
Quelques mois plus tôt, Martha a convaincu sa famille de quitter l'Irlande pour la Nouvelle Zélande pour sauver le couple qu'elle forme avec Kit et tout recommencer à l'autre bout du monde. Kit, en effet, a perdu son job et sombre dans la dépression et l'alcoolisme.
Dans la maison paradisiaque qu'ils achètent, au milieu d'une nature luxuriante et sauvage, faisant petit à petit leur la culture maorie, Kit revient à la vie et les jumeaux de 5 ans s'éclatent, mais pour Sacha, l'ado de 17 ans qui a dû tout quitter contre son gré, c'est une autre affaire. Fallait-il sacrifier Sacha pour sauver Kit ?
Les légendes locales répondent en miroir à l'intrigue, pleine de suspense, qui se trame,
Un roman haletant, facile à lire, et qui pour autant ne manque ni de finesse ni de profondeur.
Il donne même envie de lire le 1er de l'auteur : « Tu seras notre enfant ».
Cath

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