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"Rochebrune" de Sophie DIVRY

Ça commence comme une comédie de moeurs, qu'on pourrait un peu facilement qualifier de "douce-amère", avec des premières pages très drôles et bien vues sur l'organisation des vacances entre trois familles recomposées. Isabelle a une fille adolescente, Noémie, et son nouveau compagnon Xavier, un petit garçon nommé Léon. Isabelle n'aime pas trop Léon, elle en a honte, mais Léon est pénible, et Xavier a des problèmes d'autorité. Les voilà partis tous les quatre à la montagne car Xavier a prévu de faire de l'escalade avec son ami Jérémie. La famille s'installe dans un gîte rural paumé à Rochebrune, donc. Leur séjour un peu chaotique en termes de cohabitation familiale et d'intégration dans le village va se dérégler dramatiquement dès lors que Xavier part en montagne et qu'Isabelle se retrouve seule à Rochebrune avec les enfants... J'ai beaucoup aimé ce petit roman qui avance tout d'abord masqué, sans prétention, mais se révèle finalement tr...

L'homme qui savait la langue des serpents de Andrus KIVIRAHK

Dans un moyen âge totalement fantaisiste, au Nord de l’Europe (en Estonie pour être exact), les quelques hommes de la forêt qui savent encore la langue des serpents (les « bons sauvages ») sont en voie de disparition et menacés par les hommes de fer (les guerriers), les moines  et les villageois qui ne jurent que par l’agriculture et le progrès. La grande Salamandre ailée, qui veillait sur leur civilisation, s’est endormie il y a des siècles dans un endroit connu d’elle seule, et il faudrait la réveiller pour sauver la tradition d’un progrès envahissant.
Leemet, jeune garçon et dernier pratiquant de la langue des serpents la plus pure se sent investi de cette mission, tout en étant irrésistiblement attiré par le village (et ses villageoises)… 
L’auteur, au travers de cette quête concocte une parodie d’héroïc fantasy, où l’on trouve des femmes amoureuses d’ours libidineux, des serpents qui invitent les hommes à hiberner dans leur terrier, ou des australopithèques éleveurs de poux domestiques géants. Inutile de dire que l’imagination et l’humour, l’ironie en particulier sont au rendez-vous….Et pourtant…Le message délivré par cette fable semble bien pessimiste. Mais n’en disons pas plus : il faut ABSOLUMENT lire « l’homme qui savait la langue des serpents ».
 Cath
 

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