Artemisia, c’est Artemisia Gentileschi, peintre italienne remise à l’honneur par une grande exposition au Musée Jacquemart-André en 2025 et... par les féministes. Artémisia, née en 1593 à Rome, fille d’un peintre talentueux et très tôt orpheline de mère, révèle dès son enfance un don remarquable pour la peinture. A une époque où les femmes artistes sont plus que rares, à peine une exception, (elles ne sont même pas autorisées à acheter des pigments et des couleurs elles-mêmes) son père, qui ne vit que par et pour l’art, l’encourage à cultiver son talent. Il lui donne pour professeur de perspective un certain Agostino Tassi….. Le reste, bien connu, est entré dans la légende : les viols répétés par Tassi, ses mensonges, et la lecture des œuvres majeures d’Artemisia comme autant de scènes de vengeance (en particulier les variations autour de Judith décapitant Holopherne). L’album réalisé par Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin va beaucoup plus loin que cette image un peu réductrice qu’...
Magistral récit choral (malgré un titre mièvre), qui nous fait passer d'un personnage à l'autre (Sasha, Bennie et leur entourage), d'une décennie à l'autre (des années 1970 aux années 2020 !), pour mieux faire ressentir le passage à l'âge adulte, la fuite du temps. Oui, on peut avoir été une punk camée à 15 ans et être une maman inquiète à 40. Tout en gardant la même étincelle au fond de soi. Chaque chapitre est une histoire en soi et le tout forme un puzzle de destins qui s'assemble lentement, puissamment et brillamment, de San Francisco à New York, sur fond de rock. Nick Hornby n'est pas loin, en plus trash et plus ample.
IsaH

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catherine
Catherine