Hasard du calendrier ou concomitance du festival de Cannes, j'ai rattrapé en deux jours à la télévision deux films primés en 2023 (oui j'ai honte) : La zone d'intérêt de Jonathan Glazer (Grand Prix) et Anatomie d'une chute de Justine Triet (Palme d'or). Deux films d'une rugosité certaine, et pour l'exprimer, une actrice "inconfortable" et charismatique, Sandra Hüller : un jeu entre dépouillement et intensité, un physique intrigant, presque dérangeant, cette actrice de théâtre crève l'écran dans les deux films, tout en étant hors champ de la séduction. Voir ces deux films l'un après l'autre en quelques heures est une expérience intéressante. Tous les deux commencent par des scènes du quotidien, vides d'action : un retour de baignade pour une grande famille, un garçon qui promène son chien dans la neige, et bien sûr, au fur et à mesure du visionnage, ces scènes d'exposition un peu trop ...
Je ne sais pas si je me tourne vers ses livres en ce moment ou si c’est un courant en vogue mais les romans sur l’écrivain lui-même, sur la difficulté d’écrire, sur la volonté d’écrire, sur le mal que cela peut engendrer autour de soi fleurissent et me tombent entre les mains.
Je pensais m’éloigner complètement de cet univers avec ce roman, dans lequel on se retrouve confrontée à Marianne, la narratrice, qui essaie de renouer le contact avec une cousine perdue de vue, Martine, sans emploi, alcoolique, vivant dans 15 m2, dont elle veut raconter l’histoire et qui raconte que sa mère est une tueuse… Les personnages sont violents, l’écriture est ciselée, on est dans la misère, la décadence, la vie sans lumière. De ce point de vue là, c’est une réussite mais je me suis sentie mal à l’aise, gênée, pas à ma place. J’ai manqué d’air, encore une fois, un peu comme Pièce rapportée. Sans doute était ce l’effet recherché par l’auteur mais autant Le Système Victoria qui m’a parfois dérangée, bouleversée, brûlé les doigts restera un grand souvenir de lecture ; autant de celui est trop, trop brut, trop violent.
Charlotte
Je pensais m’éloigner complètement de cet univers avec ce roman, dans lequel on se retrouve confrontée à Marianne, la narratrice, qui essaie de renouer le contact avec une cousine perdue de vue, Martine, sans emploi, alcoolique, vivant dans 15 m2, dont elle veut raconter l’histoire et qui raconte que sa mère est une tueuse… Les personnages sont violents, l’écriture est ciselée, on est dans la misère, la décadence, la vie sans lumière. De ce point de vue là, c’est une réussite mais je me suis sentie mal à l’aise, gênée, pas à ma place. J’ai manqué d’air, encore une fois, un peu comme Pièce rapportée. Sans doute était ce l’effet recherché par l’auteur mais autant Le Système Victoria qui m’a parfois dérangée, bouleversée, brûlé les doigts restera un grand souvenir de lecture ; autant de celui est trop, trop brut, trop violent.
Charlotte
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