Artemisia, c’est Artemisia Gentileschi, peintre italienne remise à l’honneur par une grande exposition au Musée Jacquemart-André en 2025 et... par les féministes. Artémisia, née en 1593 à Rome, fille d’un peintre talentueux et très tôt orpheline de mère, révèle dès son enfance un don remarquable pour la peinture. A une époque où les femmes artistes sont plus que rares, à peine une exception, (elles ne sont même pas autorisées à acheter des pigments et des couleurs elles-mêmes) son père, qui ne vit que par et pour l’art, l’encourage à cultiver son talent. Il lui donne pour professeur de perspective un certain Agostino Tassi….. Le reste, bien connu, est entré dans la légende : les viols répétés par Tassi, ses mensonges, et la lecture des œuvres majeures d’Artemisia comme autant de scènes de vengeance (en particulier les variations autour de Judith décapitant Holopherne). L’album réalisé par Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin va beaucoup plus loin que cette image un peu réductrice qu’...
Les séries white trash mettent en scène des familles blanches pauvres. A l'origine anglaise, Shameless dans sa version américaine se passe dans la banlieue de Chicago. Franck Gallagher (William H Macy, inoubliable héros de Fargo des frères Coen, inénarrable ici) est père de 6 enfants, sa femme s'est enfuie, sans doute lassée de son alcoolisme. Toute la famille vit d'expédients divers, joyeuse tribu menée d'une main de fer par l'aînée, Fiona. Certains épisodes ne sont pas à mettre devant tous les yeux, mais qu'est-ce que c'est drôle ! Chacun des frères et soeurs est typé, depuis le surdoué et craquant Lip, jusqu'à la géniale Debbie, 12 ans, sensible et fûtée, en passant par Ian, qui couche avec le patron de l'épicerie où il bosse.
Fiona arrivera-t-telle à vivre son histoire d'amour avec le mystérieux Steve ? Lip ira-t-il à l'université ? Franck, le père, continuera-t-il à toucher des allocations pour ses migraines handicapantes mais imaginaires ? Que va faire la femme de l'épicier quand elle surprendra son mari et Ian en fâcheuse posture ?Et Veronica, la mère des enfants, va-t-elle venir reprendre sa place ?
Une foule de personnages secondaires complètent et entourent la famille, c'est décapant, amoral, très très trash, sans tabou. Ca ne m'étonne pas que la série soit anglaise à l'origine, on retrouve un peu l'esprit de Skins.
Mention spéciale au générique et à la géniale chanson : The luck you got du groupe The High Strung
IsaH

Commentaires
La saison US deux a commencé .......