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Sandra Hüller, actrice inconfortable

Hasard du calendrier ou concomitance du festival de Cannes, j'ai rattrapé en deux jours à la télévision deux films primés en 2023 (oui j'ai honte) : La zone d'intérêt de Jonathan Glazer (Grand Prix) et Anatomie d'une chute de Justine Triet (Palme d'or). Deux films d'une rugosité certaine, et pour l'exprimer, une actrice "inconfortable" et charismatique, Sandra Hüller : un jeu entre dépouillement et intensité, un physique intrigant, presque dérangeant, cette actrice de théâtre crève l'écran dans les deux films, tout en étant hors champ de la séduction.  Voir ces deux films l'un après l'autre en quelques heures est une expérience intéressante.  Tous les deux commencent par des scènes du quotidien, vides d'action : un retour de baignade  pour une grande famille, un garçon qui promène son chien dans la neige, et bien sûr, au fur et à mesure du visionnage, ces scènes d'exposition un peu trop ...

Plus d' Herbes folles en 2012




Vu coup sur coup deux films de cinéma...


Alain Resnais : rythme atypique d'une histoire inattendue pleine de trous, recherche formelle, aucun "psychologisme", acteurs décalés.
Roland Emmerich : enchaînement roboratif de tous les poncifs du film "fin du monde", effets spéciaux scotchants et jubilatoires, bons sentiments, acteurs efficaces.

Deux films de "cinéma", quoi... Car les deux sont à voir sur grand écran et résisteront mal (voire très mal) au visionnement sur DVD, téléchargements sur ordi et grande soirée sur TF1 ou Canal +...
Isabelle

PS : et puis j'aime bien André Dussolier ET John Cuzak

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