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"Maupassant, des maris et des femmes" : podcast

Avant la publication début juin du 4ème et dernier épisode de la série de podcasts "Maupassant, des maris et des femmes", rattrapez les épisodes précédents ! Kesketalu présente "Maupassant, des maris et des femmes", une série d'épisodes proposant des lectures de nouvelles de l'auteur normand, consacrées au mariage.  #1 :  La dot est une nouvelle cruelle et sarcastique, et Maupassant pousse au bout de la logique ce que le mariage était à l'époque, un simple arrangement financier.  #2 : Dans Les bijoux , c'est le mari qui est victime de la duplicité de sa femme. Une nouvelle formellement parfaite et très méchante.  #3 : Le pardon met en scène le trio classique mari / femme/ maîtresse, mais Maupassant abandonne (un peu) son cynisme en ouvrant une autre voie possible à la relation conjugale alors si codifiée.  

"Trois jours chez ma mère" de François WEYERGANS

En voilà encore un qui se prend sûrement pour un génie de l’écriture…
Quand je pense que les jurés du Goncourt en 2005 ont hésité entre un Houellebecq et Weyergans et que je lis le contenu de « Trois jours chez ma mère »…. Je suis affligée…
"Trois jours chez ma mère" aurait pu s’appeler « Eloge d’un Ego en panne d’inspiration » ou encore finalement « Eloge du Rien »… Recueil de pensées digne d’un journal d’une adolescente. Recherche de faits divers futiles pour meubler l’angoisse du livre annoncé et le manque d’inspiration. S’inventer un personnage digne d’intérêt sans heurter sa famille pour éviter les règlements de compte post-publication… Ses ennuis avec son banquier nous ennuient profondément, tout comme les allusions au dictionnaire qu’on peut consulter nous-mêmes. Sa flagornerie est à son top supportable quand - tel un Alain Delon - « il » parle de lui à la troisième personne.
Oui c’est vrai, les jurés du Goncourt 2005 auraient pu s’y tromper entre Weyergans et Houellebecq ; il s’agit bien de clones…. Clones fades en recherche de remplissage de caractères d’imprimerie sur des pages blanches qui auraient mieux fait de le rester.
Pourtant après avoir franchi la page 143, j’ai cru qu’un jour nouveau naissait, j’ai cru –originalité sublime- que l’auteur nous avait fait une farce. J’ai cru qu’on allait avoir enfin de l’émotion, une « raison d’être » au titre. Si je suis honnête avec nos lecteurs, la seconde partie est quand même plus enlevée, bien qu’on reste déçu de ce manque de profondeur persistant.
Mais après tout, c’est bien le risque qu’on prend à chaque fois qu’on ouvre un livre, c’est de ne pas y trouver le sel qu’on y cherche.
Bon c’est pas le tout, mais moi je vous laisse, je commence mon premier Goncourt.
Mata Hari

Commentaires

Kesketalu a dit…
Ce livre m'est aussi tombé des mains à l'époque... En revanche j'aurais voté Houellebecq, moi. J'aime bien !!
Anonyme a dit…
Good words.