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"Artemisia", une BD de Nathalie FERLUT et Tamia BAUDOIN

Artemisia, c’est Artemisia Gentileschi, peintre italienne remise à l’honneur par une grande exposition au Musée Jacquemart-André en 2025 et... par les féministes. Artémisia, née en 1593 à Rome, fille d’un peintre talentueux et très tôt orpheline de mère, révèle dès son enfance un don remarquable pour la peinture. A une époque où les femmes artistes sont plus que rares, à peine une exception, (elles ne sont même pas autorisées à acheter des pigments et des couleurs elles-mêmes) son père, qui ne vit que par et pour l’art, l’encourage à cultiver son talent. Il lui donne pour professeur de perspective un certain Agostino Tassi….. Le reste, bien connu, est entré dans la légende : les viols répétés par Tassi, ses mensonges, et la lecture des œuvres majeures d’Artemisia comme autant de scènes de vengeance (en particulier les variations autour de Judith décapitant Holopherne). L’album réalisé par Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin va beaucoup plus loin que cette image un peu réductrice qu’...

"The Hours" de Stephen DALDRY

avec Meryl Streep, Julianne Moore, Nicole Kidman et Ed Harris.

Ce film est adapté du roman de Michael Cunningham, lui-même inspiré par le roman de Virginia Woolf "Mrs Dalloway".
3 femmes, 3 époques, 3 vies. A la recherche d'elles-mêmes, elles découvrent, prennent conscience et choisissent leur liberté, au-delà de tout et malgré tout. Le réalisateur superpose, mêle et entremêle ces destins, avec virtuosité, sensibilité et humanité.
Un film d'une beauté rare, transcendé par des acteurs d'une grande finesse, soutenu par une B.O. remarquable, - lumineux ! - A voir absolument. Ames sensibles, précipitez-vous!
(Je vais en profiter pour enchaîner dans la foulée la lecture d'oeuvres de V. Woolf, que j'avoue n'avoir pas encore rencontrée. Et aussi le roman de Cunningham : ainsi, la boucle sera bouclée!)


Laurence

Commentaires

Kesketalu a dit…
Un très beau film, c'est vrai. J'ai été particulièrement touchée par l'histoire de Julianne Moore, un peu moins par celle de Nicole Kidman (V.Woolf). Peut-être parce qu'il est toujours difficile de montrer le travail d'un écrivain à l'écran, et en l'occurrence les ravages que l'accouchement d'un roman peut occasionner sur une personnalité aussi sensible que V.Woolf.
Mention spéciale à Ed Harris tout de même, magistral face à Meryl Streep.