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"Artemisia", une BD de Nathalie FERLUT et Tamia BAUDOIN

Artemisia, c’est Artemisia Gentileschi, peintre italienne remise à l’honneur par une grande exposition au Musée Jacquemart-André en 2025 et... par les féministes. Artémisia, née en 1593 à Rome, fille d’un peintre talentueux et très tôt orpheline de mère, révèle dès son enfance un don remarquable pour la peinture. A une époque où les femmes artistes sont plus que rares, à peine une exception, (elles ne sont même pas autorisées à acheter des pigments et des couleurs elles-mêmes) son père, qui ne vit que par et pour l’art, l’encourage à cultiver son talent. Il lui donne pour professeur de perspective un certain Agostino Tassi….. Le reste, bien connu, est entré dans la légende : les viols répétés par Tassi, ses mensonges, et la lecture des œuvres majeures d’Artemisia comme autant de scènes de vengeance (en particulier les variations autour de Judith décapitant Holopherne). L’album réalisé par Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin va beaucoup plus loin que cette image un peu réductrice qu’...

Se faire peur...


Accro à la saison 5 de 24H (que je me délecte à voir chaque semaine sur Canal + et SURTOUT PAS à regarder d'un coup), je viens de finir avec plaisir le dernier Stephen King (Cellulaire) et j'ai adoré l'adaptation que Spielberg a fait de La Guerre des mondes, le centenaire roman d'H.G.Wells. En quelques semaines, mon taux d'adrénaline en a pris un coup...

Bon, on dit que c'est un reste de l'enfance, d'aimer les histoires qui font peur. Mais moi enfant, j'étais vraiment terrifiée ! Les ogres, ça m'empêchait de dormir !! Alors que là, curieusement, ce qui devrait être anxiogène (ça c'est pour MO, elle se reconnaîtra), est presque rassurant. Ces trois oeuvres nous parlent de notre monde, avec un léger décalage, une "anticipation" subtile qui fait qu'il n'est "ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre". Le falot président des USA est-il l'ennemi de Jack Bauer, et du coup devient-il notre ennemi ? Les téléphones portables, transmettront-ils un jour, comme le raconte Stephen King, des ondes qui transformeront en bêtes sauvages tous ceux qui sont en ligne ? Y-a-t-il des machines enfouies sous terre depuis des millions d'années, et qui n'attendent qu'un signal extra-terrestre pour détruire la civilisation humaine ? En lisant, en regardant ces histoires, on joue avec l'idée que "ça pourrait être pire"...
Bientôt viendra la nouvelle saison de "The Shield", et là, plus de décalage, plus d'anticipation, rien qu'un réalisme cru et vraisemblable sur le monde de la police et des gangs américains, admirablement joué et filmé. Se faire peur... avec le présent.
Isa

Commentaires

Amélie a dit…
"Surtout pas les regarder d'un coup"? Moi c'est tout le contraire. Je ne peux regarder les séries que d'un coup - comme je le disais là:

http://www.nicolasmorin.com/amy/?p=452

J'en profite pour vous recommander la série "OZ", qui a déjà quelques années mais qui est vraiment captivante.
MO a dit…
Hé oui les polars non anxiogènes ça existe !
Découvrez ou relisez le délicieux et étonnant Alexander Mcall Smith dans sa série des polars botswanais. Je crois qu'un dernier tome vient de sortir : 1 cobra, 2 souliers et beaucoup d'ennuis. Un petit article bientôt peut-être...
MO
Anonyme a dit…
Je suis tout à fait d'accord avec Amelie: regarder une serie à la télé es un supplice...attendre une semaine, c'est impossible!!! Certaines séries sont des drogues, on ne peut pas s'arreter avant la fin...: 24h; Desperate Housewives et prison break ...
Charlotte