A Paris (encore une fois), je décide d'aller rencontrer « Victor, comme tout le monde » parce que Victor, ça ne peut pas faire de mal.. Un film chouette, un bon moment, des actrices attachantes, les Îles anglo-normandes, le pupitre d'écriture de Victor à Guernesey, mais qui était mis en avant, les textes d'Hugo ou le jeu de Luchini ?? Pourquoi cet homme si amoureux des textes qu'il défend a-t-il du mal à s'effacer derrière eux ? Mais pour l'anecdote, le lendemain matin, sans le vouloir, à quelques pas de mon hôtel, je reconnais la boulangerie où Robert Zuchini , alias Luchini , va tous les matins acheter son pain au chocolat et aussi la petite place en face, les arbres, et le banc.. qui était juste là pour le film. Et puis un peu plus loin, le théâtre de la Porte St Martin... jusqu'à ne plus savoir où s'arrête la fiction et commence la réalité. Bon, j'ai quand même envie de relire les Contemplations !
Voilà un petit livre qui s'annonce sans prétention (rien que le titre et la couverture) mais qui se révèle au fil de la lecture très malin et intéressant. Déjà au niveau formel. Pour raconter l'histoire de Margo, étudiante en lettres brillante qui entretient une liaison avec son professeur (marié) dont elle tombe enceinte (par accident), et qui la plante là, l'auteure use à la fois du Je et du Elle (sans que j'ai réussi toutefois à identifier ce qui suscite le passage de l'un à l'autre), et interpelle souvent le lecteur. Ce dispositif fait écho à une des toutes premières scènes où, en cours, le professeur et ses étudiants dissertent sur la question des points de vue narratifs. Là on se dit, il y autre chose sous la facilité apparente du récit. L'histoire ensuite : bien qu'issue elle-même d'un parcours familial insécure, avec une mère vénale, présente mais pas très empathique, et un père catcheur, affectueux mais marié ailleurs, Margo fait le choi...