Après La petite bonne au succès fracassant, Bérénice Pichat était un peu attendue au tournant pour son deuxième roman « grand public » (en réalité, elle avait déjà publié une trilogie sur le village d’origine de sa famille, Saint-Véran, celui des Alpes, pas celui du vin !). Eh bien son Marché noir est une réussite également ! Sombre mais très juste et très nuancé sur cette période qu’il est si facile de juger avec fermeté depuis notre XXème siècle : cinquante vraies et subtiles nuances de gris, en quelque sorte ! Une belle plume, une structure solide, une vision intelligente qui fait appel à celle de son lecteur, un climat et des personnages travaillés avec beaucoup de finesse, bref, un grand plaisir de lecture ! Les Avrils, août 2026, 292 pages [Rencontre avec] Bérénice Pichat Pour ma part je n'ai pas encore lu de roman de Bérénice Pichat dont je partage pourtant la ville d'origine. J'ai assisté à une re...
👍 Bibliosurf a distingué cette critique Anne Godard à la Grande Librairie, hésitante, cherchant toujours le mot et la formulation justes, m'a donné envie de lire ce roman que j'avais déjà repéré dans les parutions de la rentrée littéraire 2026. La fulgurance de la remarque (admirative) d'Amélie Nothomb, présente sur le plateau ("Je ne me suis pas rendue compte du moment où vous passez du On au Je") souligne l'articulation profonde entre la technique narrative, donc la forme, avec le fond. Et en effet, tout au long du roman qui est le portrait d'une famille tentaculaire, le "On" prend des identités multiples : parfois exact grammaticalement puisque s'appliquant à un groupe, parfois attribué à l'une ou l'autre des individualités qui forment ce groupe, désignant enfin la narratrice et elle uniquement, le tout avec une fluidité remarquable. Et cela sert complètement le propos de l'auteure, pour évoquer une famille-monde, amas...