Ah bah, c'est sûr, quand j'ai vu ce titre génial sur le présentoir de ma médiathèque, je n'ai pas hésité ! Le premier chapitre nous installe d'emblée en terrain connu, celui du roman noir américain, dans une forme légère, sinon parodique. Justin Sykes est un bon avocat, diplômé de Columbia, qui a choisi de travailler à l'aide juridictionnelle (enfin, on en saura un peu plus sur ce "choix" plus tard dans le roman...). C'est-à-dire qu'il se coltine tous les cas attribués aux commis d'office : exhibitionniste récidiviste, braqueur de magasins de spiritueux... Il conseille ses clients avec beaucoup d'expérience et un poil de cynisme : à un client qui s'est fait tabasser par la police il suggère " Vous pouvez vous faire saigner un peu devant le juge ? Ça pourrait aider pour le transfert ". Ce chapitre se conclut ainsi : " Voilà comment je gagne ma vie. [...] Vous ne voyez peut-être rien d'héroïque là-dedans. Et vous avez...
S’il y a une chose qui m’agace, c’est bien qu’on dise d’un livre, ou d’une écriture, qu’ils sont « poétiques ». Qu’est ce que cela peut bien vouloir dire ? Cela me paraît une formule tellement creuse… Mais voilà que Sidérations m’a fourni une réponse : c’est quand le livre en question vous fait voir ce qui vous entoure d’une autre façon, vous montre la grandeur insondable d’un environnement, d’une relation…. J’ose le dire, Sidérations offre des moments de pure poésie en dépit des sujets difficiles qu’il aborde : la souffrance d’un enfant, orphelin de mère, incapable de gérer ses émotions et, en parallèle la destruction d’un monde - le nôtre. Robin, enfant tout à fait atypique, est le fils d’un astrobiologiste (oui oui, ça existe, ça aussi je l’ai découvert), et d’une jeune femme qui a consacré sa vie à combattre la souffrance animale et la disparition des espèces. Robin est d’une intelligence et surtout d’une sensibilité prodigieuses, et il a entre...