Avouez qu’il faut avoir l’esprit bien espiègle pour confier à Isabelle Huppert, considérée en 2020 par le New York Times comme la meilleure actrice du 21ème siècle, le rôle d’une obscure figurante qui court le cachet de plateaux en plateaux. Dans le dernier film de Marc Fitoussi, Ni vue, ni connue Isabelle Huppert s’appelle donc Corinne Maclou, son patronyme rimant parfois avec relou et c’est un petit bout de femme qui ne s’en laisse pas conter et reste combative malgré les aléas de la vie, si ce n’est une démarche légèrement voûtée (sans doute le poids des efforts qu’elle déploie et qui pèse sur ses épaules,) Mais elle en veut cette Corinne Maclou, qui n’hésite jamais à forcer les portes ! Aussi, lorsqu’elle rencontre Sandrine Kiberlain lors d’un tournage, (tous les autres acteurs du film jouent leur propre rôle) Corinne décide de l’aborder pour concrétiser son rêve d’interpréter enfin un personnage digne de son talent. On retrouve ici l’empreinte de la célébrissime série Dix po...
👍 Bibliosurf a distingué cette critique Qui connaît l’univers de Robert Seethaler ne sera ni perdu ni déçu. Celles et ceux qui ne le connaissent pas encore vont le découvrir : c’est l’univers de l’infra-ordinaire cher à Perec, celui du quotidien, tellement quotidien qu’on ne le voit ni le remarque même plus. Et pourtant, menacé de destruction ou de disparition, il charrie avec lui des tonnes de nostalgie. Robert Seethaler fait vivre la rue de la Lande, quelque part dans une ville et un pays dont les noms ne sont pas précisés (mais probablement en Europe de l’Est, ce qui n’est pas important de toutes façons), au travers des fragments de vie, de dialogues, de courriers administratifs ou amoureux du petit peuple qui y vit : à la boulangerie, chez la fleuriste, pendant la fête de la rue, à l’église, dans des immeubles... Ce qui se trame n’apparaît qu’en toile de fond : la gentrification imminente de cette rue populaire, objet de convoitise et de manœuvr...