Romancière américaine désormais confirmée, Lauren Groff avait frappé fort avec Les Monstres de Templeton , son premier roman publié en 2008, que j'avais chroniqué ici . Elle confirme avec La Bagarre son talent indéniable pour l'art de la nouvelle. Fait rare, toutes sont très réussies. Enfants confrontés au deuil ou à l'abandon, obligés de se débrouiller, grandes soeurs protectrices ou au contraire égoïstes, femme d'âge mur déboussolée par la retraite, femmes battues, mais aussi jeune homme de bonne famille peinant à prendre sa vie en main, rescapées d'une inondation formant une nouvelle famille ... Autant de crises auxquelles l'auteure laisse généralement une fin ouverte. Autant de crises souvent illuminées par la bienveillance de personnes pas forcément proches, qui à un moment donné vont avoir le bon geste. Autant de crises parfois aggravées par la fourberie et l'abus de confiance, ou causées par la trahison d'un proche qui compte pourtant plus ...
Visionnant ce film dès son apparition sur Netflix, sans chercher plus loin, je découvre au générique de fin que le réalisateur est Noah Baumbach. J'ai vu, je pense, tous ses films, et il semble de plus en plus s'éloigner de la veine que je préfère, celle de l'analyse des couples et de la famille (Marriage Story, Les Berkman se séparent) ou des personnalités singulières comme Frances Ha ou Greenberg.
Barbie ne m'a pas plu mais m'a quand même intéressée, alors que là, quelle déception ! Comment a-t-il pu entraîner George Clooney, Adam Sandler, Laura Dern et beaucoup d'autres excellents acteurs dans une telle balourdise... :
Enfilade de clichés que cette histoire d'acteur vieillissant qui, se retournant sur sa vie, se rend compte qu'il a sacrifié sa famille à son ambition.
Enfilade de clichés encore lorsque Jay se lance à la poursuite de sa fille partie dans un tour d'Europe, avec une mention spéciale au voyage en train vers l'Italie, succession de scènes ridicules, quasiment du niveau de la pub Nespresso ratée, vous savez celle avec... George Clooney dans un train.
Adam Sandler tire (un peu) son épingle du jeu, dans le rôle de l'agent dévoué et fan de la star, qui lui aussi passe à côté de sa vie pour le servir. Billy Crudup est très bon en ancien camarade de Jay à l'école de théâtre. Lorsqu'ils se retrouvent après trente ans à l'enterrement d'un réalisateur fameux, ils vont boire un verre, et l'ancien ami, qui lui n'a pas percé dans la comédie, va lâcher ses quatre vérités à Jay. La meilleure scène du film, tendue et malaisante, complétée d'un flashback tout aussi réussi, éclairant la "trahison" originelle qui lancera la carrière de Jay. A part ça, c'est ampoulé, voire boursouflé, pour un motif de scénario rebattu et très mince...
Je suis un peu sévère parce que j'aime beaucoup ce réalisateur. J'ai quand même regardé jusqu'au bout, surtout grâce aux acteurs. Il y a aussi Greta Gerwig, femme du personnage incarné par Adam Sandler, filmée tout le temps de 3/4 arrière, à peine reconnaissable.
Barbie ne m'a pas plu mais m'a quand même intéressée, alors que là, quelle déception ! Comment a-t-il pu entraîner George Clooney, Adam Sandler, Laura Dern et beaucoup d'autres excellents acteurs dans une telle balourdise... :
Enfilade de clichés que cette histoire d'acteur vieillissant qui, se retournant sur sa vie, se rend compte qu'il a sacrifié sa famille à son ambition.
Enfilade de clichés encore lorsque Jay se lance à la poursuite de sa fille partie dans un tour d'Europe, avec une mention spéciale au voyage en train vers l'Italie, succession de scènes ridicules, quasiment du niveau de la pub Nespresso ratée, vous savez celle avec... George Clooney dans un train.
Adam Sandler tire (un peu) son épingle du jeu, dans le rôle de l'agent dévoué et fan de la star, qui lui aussi passe à côté de sa vie pour le servir. Billy Crudup est très bon en ancien camarade de Jay à l'école de théâtre. Lorsqu'ils se retrouvent après trente ans à l'enterrement d'un réalisateur fameux, ils vont boire un verre, et l'ancien ami, qui lui n'a pas percé dans la comédie, va lâcher ses quatre vérités à Jay. La meilleure scène du film, tendue et malaisante, complétée d'un flashback tout aussi réussi, éclairant la "trahison" originelle qui lancera la carrière de Jay. A part ça, c'est ampoulé, voire boursouflé, pour un motif de scénario rebattu et très mince...
Je suis un peu sévère parce que j'aime beaucoup ce réalisateur. J'ai quand même regardé jusqu'au bout, surtout grâce aux acteurs. Il y a aussi Greta Gerwig, femme du personnage incarné par Adam Sandler, filmée tout le temps de 3/4 arrière, à peine reconnaissable.
Au final cette évocation du monde du cinéma a un côté un peu suranné, mais pas dans le bon sens (vs The Artist). Et, non, George Clooney ne trouve pas ici le rôle de sa vie, comme le prétendent certaines critiques. Ou alors il y a tellement d'autodérision et je n'aurais rien compris ??
IsaH

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