Dans ce podcast en épisodes, j'ai choisi un roman par siècle, précurseur ou représentant d'un courant littéraire, mettant en scène une héroïne qui, prise dans le corset des contraintes imposées aux femmes par la société de leur temps, peine à vivre ses aspirations amoureuses. Des femmes inoubliables et touchantes dans des romans dont on peut avoir, sans anachronisme excessif pour les plus anciens, une lecture féministe, tant ces destins broyés sont nés de l'empathie de leurs auteurs pour elles. Chaque épisode est composé d'une rapide mise en contexte de l'oeuvre, et d'un ou plusieurs extraits lus à haute voix. #5: XXème siècle, deuxième partie "Truismes", de Marie DARRIEUSSECQ, publié en 1996 En complément, je vous renvoie au post que j’ai consacré à Marie Darrieussecq, dont j'ai croisé le chemin à New York il y a quelques années : Hasard et coïncidences…. Ou Marie Darrieussecq et moi
Visionnant ce film dès son apparition sur Netflix, sans chercher plus loin, je découvre au générique de fin que le réalisateur est Noah Baumbach. J'ai vu, je pense, tous ses films, et il semble de plus en plus s'éloigner de la veine que je préfère, celle de l'analyse des couples et de la famille (Marriage Story, Les Berkman se séparent) ou des personnalités singulières comme Frances Ha ou Greenberg.
Barbie ne m'a pas plu mais m'a quand même intéressée, alors que là, quelle déception ! Comment a-t-il pu entraîner George Clooney, Adam Sandler, Laura Dern et beaucoup d'autres excellents acteurs dans une telle balourdise... :
Enfilade de clichés que cette histoire d'acteur vieillissant qui, se retournant sur sa vie, se rend compte qu'il a sacrifié sa famille à son ambition.
Enfilade de clichés encore lorsque Jay se lance à la poursuite de sa fille partie dans un tour d'Europe, avec une mention spéciale au voyage en train vers l'Italie, succession de scènes ridicules, quasiment du niveau de la pub Nespresso ratée, vous savez celle avec... George Clooney dans un train.
Adam Sandler tire (un peu) son épingle du jeu, dans le rôle de l'agent dévoué et fan de la star, qui lui aussi passe à côté de sa vie pour le servir. Billy Crudup est très bon en ancien camarade de Jay à l'école de théâtre. Lorsqu'ils se retrouvent après trente ans à l'enterrement d'un réalisateur fameux, ils vont boire un verre, et l'ancien ami, qui lui n'a pas percé dans la comédie, va lâcher ses quatre vérités à Jay. La meilleure scène du film, tendue et malaisante, complétée d'un flashback tout aussi réussi, éclairant la "trahison" originelle qui lancera la carrière de Jay. A part ça, c'est ampoulé, voire boursouflé, pour un motif de scénario rebattu et très mince...
Je suis un peu sévère parce que j'aime beaucoup ce réalisateur. J'ai quand même regardé jusqu'au bout, surtout grâce aux acteurs. Il y a aussi Greta Gerwig, femme du personnage incarné par Adam Sandler, filmée tout le temps de 3/4 arrière, à peine reconnaissable.
Barbie ne m'a pas plu mais m'a quand même intéressée, alors que là, quelle déception ! Comment a-t-il pu entraîner George Clooney, Adam Sandler, Laura Dern et beaucoup d'autres excellents acteurs dans une telle balourdise... :
Enfilade de clichés que cette histoire d'acteur vieillissant qui, se retournant sur sa vie, se rend compte qu'il a sacrifié sa famille à son ambition.
Enfilade de clichés encore lorsque Jay se lance à la poursuite de sa fille partie dans un tour d'Europe, avec une mention spéciale au voyage en train vers l'Italie, succession de scènes ridicules, quasiment du niveau de la pub Nespresso ratée, vous savez celle avec... George Clooney dans un train.
Adam Sandler tire (un peu) son épingle du jeu, dans le rôle de l'agent dévoué et fan de la star, qui lui aussi passe à côté de sa vie pour le servir. Billy Crudup est très bon en ancien camarade de Jay à l'école de théâtre. Lorsqu'ils se retrouvent après trente ans à l'enterrement d'un réalisateur fameux, ils vont boire un verre, et l'ancien ami, qui lui n'a pas percé dans la comédie, va lâcher ses quatre vérités à Jay. La meilleure scène du film, tendue et malaisante, complétée d'un flashback tout aussi réussi, éclairant la "trahison" originelle qui lancera la carrière de Jay. A part ça, c'est ampoulé, voire boursouflé, pour un motif de scénario rebattu et très mince...
Je suis un peu sévère parce que j'aime beaucoup ce réalisateur. J'ai quand même regardé jusqu'au bout, surtout grâce aux acteurs. Il y a aussi Greta Gerwig, femme du personnage incarné par Adam Sandler, filmée tout le temps de 3/4 arrière, à peine reconnaissable.
Au final cette évocation du monde du cinéma a un côté un peu suranné, mais pas dans le bon sens (vs The Artist). Et, non, George Clooney ne trouve pas ici le rôle de sa vie, comme le prétendent certaines critiques. Ou alors il y a tellement d'autodérision et je n'aurais rien compris ??
IsaH

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