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"Tout mais pas Beyrouth", roman graphique de DIEZ et JIBÉ

Dans la foulée de Guy Delisle ou de Nicolas Wild (ah, l’excellent Kaboul Disco  !!!), Mathieu Diez et Jibé signent un roman graphique aussi passionnant qu’émouvant. En 2022, Mathieu Diez décroche un poste d’« attaché pour le livre et le débat d’idées » à l’ambassade de France à Beyrouth (pile l’endroit où sa mère ne voulait pas le voir partir, d’où le titre). Il y restera jusqu’en 2025 et Tout mais pas Beyrouth est la chronique de son quotidien au Liban durant 3 ans. Rien n’y manque : ni la nécessaire et fort pédagogique introduction à l’histoire complexe de ce petit pays, ni la description de la vie et du travail dans la diplomatie à l’étranger, ni les éléments de découverte de cette terre et de son peuple, si attachants. Et bien sûr, la guerre s’invite dans ce qui aurait pu être un récit de voyage bien documenté et agréable à lire. Pour ma part, j’ai été effarée par le passage consacré au stage « Départ en poste sensible », dont le but est de prépa...

"Et s'il n'y avait plus de livres..." d'Alain GROUSSET

Voilà , j’ai pris une année de plus, qu’importe le chiffre, une année de plus de lecture derrière moi, combien cette année ? 1 livre par semaine ? 2 par semaine ? parfois plus parfois moins…Qu’importe…je ne vais pas raconter ma vie sur ce blog destiné aux critiques de livres, de films, et autres, on n’est pas sur facebook (tiens amusant dans facebook il y a book et en VOSTfr ça veut dire livre non ??? ). Alors voilà disais-je , un an de plus et mon garçon m’a offert ce livre, qui parle des livres et surtout du bonheur de lire. Il connait bien sa mère.
 
Et toutes ces pages, elles collent au plaisir que j’ai de traquer mes lectures, dans mon lit (p 17), dans le métro (p 1), à la médiathèque (p 73), à l’hôpital (p35) etc, en passant par les lieux d’aisance ou l’on est à l’aise justement et certains de n’être pas dérangé.
En passant, ce livre égratigne un peu le e-book, où là c’est le « e » qui fait tout, n’en déplaise à Georges Pérec qui l’avait fait disparaitre tout le long de son célèbre livre-culte. Moi j’aime bien qu’on les bouscule ces « liseuses », froides et impersonnelles qu’on ne pourra jamais faire vieillir comme un bon vieux livre que l’on se passe de génération en génération et dans lequel on peut retrouver des marque-pages qui, d’un coup, nous évoque une personne, un parfum, une époque et qui porte encore le poids des mains qui les ont feuilletés….
Alors ami(e)s lecteur(rice)s plongez dans ce petit recueil et retrouvez vos émotions et participez, car à la fin du livre il y a des pages vierges qui n’attendent que vos déclarations.
 
Je rêve d’une manif de lecture pour tous, et en ce temps d’anniversaire je peux déclarer avec Jules Renard : 
" Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux ".
Anne

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