👍 Bibliosurf a distingué cette critique On connaît tous le célèbre aphorisme de Montaigne : « les voyages forment la jeunesse » consigné dans ses Essais . Eh bien, chez Joyce Maynard c’est tout le contraire. Ici, le voyage entrepris par deux de ses protagonistes ne forme personne et va plutôt aboutir à l’irréparable. Inspiré d’un fait divers qui a défrayé la chronique aux États-Unis en 2021, L’influenceuse raconte l’histoire de deux jeunes gens, Kevin et Tammy, qui décident de scénariser sur Instagram leur road trip à travers le pays, road trip au terme duquel Kevin va finir par tuer Tammy. Je ne dévoile rien puisque le roman débute précisément sur cette fin tragique. Et tout le but du jeu, c’est de reprendre les faits à rebours, de tirer le fil de la pelote pour mieux comprendre les mécanismes qui ont conduit à cette issue fatale. Pour cela Maynard donne la parole à chacun des personnages de l’histoire (sauf Tammy, je reviendrai plus tard sur cet aspect...
Voilà , j’ai pris une année de plus, qu’importe le chiffre, une année de plus de lecture derrière moi, combien cette année ? 1 livre par semaine ? 2 par semaine ? parfois plus parfois moins…Qu’importe…je ne vais pas raconter ma vie sur ce blog destiné aux critiques de livres, de films, et autres, on n’est pas sur facebook (tiens amusant dans facebook il y a book et en VOSTfr ça veut dire livre non ??? ). Alors voilà disais-je , un an de plus et mon garçon m’a offert ce livre, qui parle des livres et surtout du bonheur de lire. Il connait bien sa mère.
Et toutes ces pages, elles collent au plaisir que j’ai de traquer mes lectures, dans mon lit (p 17), dans le métro (p 1), à la médiathèque (p 73), à l’hôpital (p35) etc, en passant par les lieux d’aisance ou l’on est à l’aise justement et certains de n’être pas dérangé.
En passant, ce livre égratigne un peu le e-book, où là c’est le « e » qui fait tout, n’en déplaise à Georges Pérec qui l’avait fait disparaitre tout le long de son célèbre livre-culte. Moi j’aime bien qu’on les bouscule ces « liseuses », froides et impersonnelles qu’on ne pourra jamais faire vieillir comme un bon vieux livre que l’on se passe de génération en génération et dans lequel on peut retrouver des marque-pages qui, d’un coup, nous évoque une personne, un parfum, une époque et qui porte encore le poids des mains qui les ont feuilletés….
Alors ami(e)s lecteur(rice)s plongez dans ce petit recueil et retrouvez vos émotions et participez, car à la fin du livre il y a des pages vierges qui n’attendent que vos déclarations.
Je rêve d’une manif de lecture pour tous, et en ce temps d’anniversaire je peux déclarer avec Jules Renard :
" Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux ".
Anne

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