👍 Bibliosurf a distingué cette critique On connaît tous le célèbre aphorisme de Montaigne : « les voyages forment la jeunesse » consigné dans ses Essais . Eh bien, chez Joyce Maynard c’est tout le contraire. Ici, le voyage entrepris par deux de ses protagonistes ne forme personne et va plutôt aboutir à l’irréparable. Inspiré d’un fait divers qui a défrayé la chronique aux États-Unis en 2021, L’influenceuse raconte l’histoire de deux jeunes gens, Kevin et Tammy, qui décident de scénariser sur Instagram leur road trip à travers le pays, road trip au terme duquel Kevin va finir par tuer Tammy. Je ne dévoile rien puisque le roman débute précisément sur cette fin tragique. Et tout le but du jeu, c’est de reprendre les faits à rebours, de tirer le fil de la pelote pour mieux comprendre les mécanismes qui ont conduit à cette issue fatale. Pour cela Maynard donne la parole à chacun des personnages de l’histoire (sauf Tammy, je reviendrai plus tard sur cet aspect...
Il chante comme on lance des balles, avec des mouvements de bras à la fois gauches et gracieux, et j'en viens à regretter qu'en blonde il ait des lacunes... Ce petit tour avec 2 musiciens est intimiste, mais sait aussi envoyer le son, grâce à l'excellent Michel-Yves Kochmann qui fait saturer sa guitare quand il faut, et pas seulement sur "l'Amour à la machine". La réorchestration des chansons est réussie, parfois spectaculaire comme dans "Au ras des pâquerettes" (Pink Floyd n'est pas loin... à deux musicos, si si). "C'est déjà ça" me tire les larmes comme à chaque fois. Quelques découvertes : "Casablanca" (sa ville de naissance) et deux ou trois titres de son nouvel album. L'homme parle beaucoup entre les chansons, parfois longuement et il est très drôle et très désespéré. On finit debout à entonner en choeur et sans honte tous ses tubes imparables : "Foule sentimentale", "Bidon" ou "J'ai 10 ans". Et on sort du concert en se disant, comme dans "Un baiser" : Si la vie c'est presque rien, ce passage-là était plutôt bien...
IsaH
IsaH
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