[Lecture en cours : le principe, donner ses premières impressions sur un livre qu'on commence à lire. Il aura droit, sauf exception, à sa critique complète et c'est intéressant de confronter son sentiment initial à celui qu'on éprouve à la dernière page]. Attention roulement de tambour.... plus de 1 000 pages, 1 039 exactement pour ce roman qui s'annonce puissant sur la catastrophe annoncée du dérèglement climatique. A 10% de lecture, on est encore en tour de chauffe (si je puis dire...), avec des chapitres alternés introduisant chacun un personnage, et je ne sais pas si je suis au bout des présentations ! En tout cas, j'aime ce genre de structure romanesque, courante chez les auteurs américains, et Stephen Markley a l'air de maîtriser le procédé. Je ne sais pas de quelle manière vont s'imbriquer les histoires de Tony, le spécialiste des questions de climat, Ashir le geek génie de l'analyse prédictive, Shane, qu'on devine activiste écolo, Keepe...
Une famille modèle, la famille Ziller ? Au départ oui, … Mais suite à un déménagement hasardeux pour assouvir le rêve californien du père, Warren, la famille va se disloquer, fragments par fragments. Son projet de résidence sécurisée à bas prix en plein désert s’écroule, suite à l’aménagement à proximité d’une usine de retraitement des déchets plutôt inquiétante du point de vue de l’environnement… La famille est ruinée, les coups durs se succèdent. Tous les membres de la famille ne connaîtront pas le même sort, Lyle, adolescente complexée et rebelle tirera bien mieux son épingle du jeu que son frère aîné, Dustin, qui paiera le plus lourd tribut. Quel adulte deviendra Jonas le plus jeune des enfants, un peu à part de la famille ? Et les parents, littéralement pétrifiés de culpabilité, quel est leur avenir ? La rentrée littéraire américaine nous a gratifiés de bons romans sur la décomposition de la famille avec David Vann ("Désolation", critique à suivre prochainement)...