Dans la foulée de Guy Delisle ou de Nicolas Wild (ah, l’excellent Kaboul Disco !!!), Mathieu Diez et Jibé signent un roman graphique aussi passionnant qu’émouvant. En 2022, Mathieu Diez décroche un poste d’« attaché pour le livre et le débat d’idées » à l’ambassade de France à Beyrouth (pile l’endroit où sa mère ne voulait pas le voir partir, d’où le titre). Il y restera jusqu’en 2025 et Tout mais pas Beyrouth est la chronique de son quotidien au Liban durant 3 ans. Rien n’y manque : ni la nécessaire et fort pédagogique introduction à l’histoire complexe de ce petit pays, ni la description de la vie et du travail dans la diplomatie à l’étranger, ni les éléments de découverte de cette terre et de son peuple, si attachants. Et bien sûr, la guerre s’invite dans ce qui aurait pu être un récit de voyage bien documenté et agréable à lire. Pour ma part, j’ai été effarée par le passage consacré au stage « Départ en poste sensible », dont le but est de prépa...
Les films dont on parle beaucoup, souvent je ne vais pas les voir tout de suite au cinéma, et si je décide d'y aller, ils sont rarement mieux que je ne pensais. Polisse échappe à cette règle. Je ne pensais pas qu'il me plairait autant.
Je ne suis pas fan de Joey Starr, mais l'honnêteté m'oblige à confirmer qu'il est vraiment très bien dans ce film. Le talent des autres est éclatant, bien que moins surprenant, Marina Fois, Karine Viard... L'histoire d'amour est bien un peu mièvre et clichetonneuse, mais franchement ce n'est pas grave, tant la succession des cas de maltraitance d'enfants fait sens. Certains critiques ont trouvé qu'elle ne servait qu'à parler des états d'âme des flics, je n'ai pas trouvé. Pour moi, aucune complaisance dans les scènes parfois insoutenables, parfois drôles où les enfants sont présents. Ils ne sont pas les faire-valoir des héros, chacun a sa séquence, existe vraiment, comme cette adolescente qui accouche d'un enfant qu'elle va abandonner, ou, scène très commentée, ce petit garçon que sa maman vient de confier à la police et qui pleure dans les bras de Joey Starr. Les scènes sont souvent anormalement longues, elles ne sont pas formatées et c'est, je pense, ce qui crée l'effet de réalité de ce film.
Maïwenn est tête à claques, mais son film imparfait est un des plus intéressants qu'il m'ait été donné de voir ces derniers mois.
IsaH
Je ne suis pas fan de Joey Starr, mais l'honnêteté m'oblige à confirmer qu'il est vraiment très bien dans ce film. Le talent des autres est éclatant, bien que moins surprenant, Marina Fois, Karine Viard... L'histoire d'amour est bien un peu mièvre et clichetonneuse, mais franchement ce n'est pas grave, tant la succession des cas de maltraitance d'enfants fait sens. Certains critiques ont trouvé qu'elle ne servait qu'à parler des états d'âme des flics, je n'ai pas trouvé. Pour moi, aucune complaisance dans les scènes parfois insoutenables, parfois drôles où les enfants sont présents. Ils ne sont pas les faire-valoir des héros, chacun a sa séquence, existe vraiment, comme cette adolescente qui accouche d'un enfant qu'elle va abandonner, ou, scène très commentée, ce petit garçon que sa maman vient de confier à la police et qui pleure dans les bras de Joey Starr. Les scènes sont souvent anormalement longues, elles ne sont pas formatées et c'est, je pense, ce qui crée l'effet de réalité de ce film.
Maïwenn est tête à claques, mais son film imparfait est un des plus intéressants qu'il m'ait été donné de voir ces derniers mois.
IsaH
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