Artemisia, c’est Artemisia Gentileschi, peintre italienne remise à l’honneur par une grande exposition au Musée Jacquemart-André en 2025 et... par les féministes. Artémisia, née en 1593 à Rome, fille d’un peintre talentueux et très tôt orpheline de mère, révèle dès son enfance un don remarquable pour la peinture. A une époque où les femmes artistes sont plus que rares, à peine une exception, (elles ne sont même pas autorisées à acheter des pigments et des couleurs elles-mêmes) son père, qui ne vit que par et pour l’art, l’encourage à cultiver son talent. Il lui donne pour professeur de perspective un certain Agostino Tassi….. Le reste, bien connu, est entré dans la légende : les viols répétés par Tassi, ses mensonges, et la lecture des œuvres majeures d’Artemisia comme autant de scènes de vengeance (en particulier les variations autour de Judith décapitant Holopherne). L’album réalisé par Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin va beaucoup plus loin que cette image un peu réductrice qu’...
Le roman s'ouvre sur une hilarante scène de concours de beauté à Blackpool, Angleterre, au début des années 60. Barbara est très jolie et bien partie pour gagner, mais elle a autre chose en tête : partir pour Londres et tenter sa chance comme actrice de comédie. Car Barbara a beaucoup d'esprit et de répartie. C'est une "funny girl" ! Elle plante là sa tiare de reine et son vieux père, et se retrouve vendeuse de grand magasin dans le Swinging London. Courant les castings, elle a la chance et le talent de se faire remarquer par deux auteurs et un producteur pour être l'héroïne d'une sitcom de la BBC. Et sa vie démarre...
Ce roman très léger et désinvolte, à l'ironie so british, est avant tout une réflexion sur l'art du divertissement. Est-il noble ou mineur ? Cette question est incarnée par les deux auteurs de la sitcom, l'un Tony, passionné par ce registre, l'autre, Bill de plus en plus travaillé par le souhait de "faire une œuvre". Barbara, elle, ne se pose pas ces questions : faire oublier sa beauté pour faire rire, c'est son challenge et elle devient la vedette qu'elle mérite d'être. En toile de fond, N. Hornby interroge également le couple amoureux (sont-ce les goûts communs ou la sexualité qui soude un couple ?), le couple de travail (Bill et Tony tellement en phase, puis malheureux quand leurs ambitions divergent). Ces deux personnages nous rappellent également que dans ces années-là, l'homosexualité en Angleterre était passible de prison : Bill finira par assumer son homosexualité, Tony la niera jusqu'à l'asexualité. Très drôle, ce roman se lit d'une traite comme tous les romans de Nick Hornby, l'auteur de l'inoubliable Haute Fidélité.
IsaH
Ce roman très léger et désinvolte, à l'ironie so british, est avant tout une réflexion sur l'art du divertissement. Est-il noble ou mineur ? Cette question est incarnée par les deux auteurs de la sitcom, l'un Tony, passionné par ce registre, l'autre, Bill de plus en plus travaillé par le souhait de "faire une œuvre". Barbara, elle, ne se pose pas ces questions : faire oublier sa beauté pour faire rire, c'est son challenge et elle devient la vedette qu'elle mérite d'être. En toile de fond, N. Hornby interroge également le couple amoureux (sont-ce les goûts communs ou la sexualité qui soude un couple ?), le couple de travail (Bill et Tony tellement en phase, puis malheureux quand leurs ambitions divergent). Ces deux personnages nous rappellent également que dans ces années-là, l'homosexualité en Angleterre était passible de prison : Bill finira par assumer son homosexualité, Tony la niera jusqu'à l'asexualité. Très drôle, ce roman se lit d'une traite comme tous les romans de Nick Hornby, l'auteur de l'inoubliable Haute Fidélité.

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