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"Artemisia", une BD de Nathalie FERLUT et Tamia BAUDOIN

Artemisia, c’est Artemisia Gentileschi, peintre italienne remise à l’honneur par une grande exposition au Musée Jacquemart-André en 2025 et... par les féministes. Artémisia, née en 1593 à Rome, fille d’un peintre talentueux et très tôt orpheline de mère, révèle dès son enfance un don remarquable pour la peinture. A une époque où les femmes artistes sont plus que rares, à peine une exception, (elles ne sont même pas autorisées à acheter des pigments et des couleurs elles-mêmes) son père, qui ne vit que par et pour l’art, l’encourage à cultiver son talent. Il lui donne pour professeur de perspective un certain Agostino Tassi….. Le reste, bien connu, est entré dans la légende : les viols répétés par Tassi, ses mensonges, et la lecture des œuvres majeures d’Artemisia comme autant de scènes de vengeance (en particulier les variations autour de Judith décapitant Holopherne). L’album réalisé par Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin va beaucoup plus loin que cette image un peu réductrice qu’...

La Vie très privée de Mr Sim de Jonathan COE



Maxwell Sim est un homme ordinaire, un homme sans qualités, sans talent particulier. Sa femme Caroline l’a quitté, il est donc éloigné de sa fille, et est en congés maladie pour dépression. Il part en Australie pour voir son père et là-bas voit, dans un restaurant où il dîne, le tableau de l'harmonie familiale qu’il cherche en vain depuis des années, la complicité affichée et éclatante d’une mère et sa fille à la table voisine.
Revenu en Angleterre, un ami lui propose un emploi singulier, qu’il accepte du fond de son marasme : intégrer une action marketing pour une marque de brosses à dents en partant à bord d'une prius aux confins du Royaume Uni prouver que les brosses à dents … vont « jusqu'au bout ».
Pour seule compagnie, Max dispose de l'imperturbable voix féminine de son GPS, qu'il baptise Emma, et dont il tombe vaguement amoureux. Jalonnant sa route, des rencontres et des flash-back minutieusement orchestrés retracent son existence et ses multiples ratages familiaux, amicaux, sentimentaux. La construction est complexe, comme souvent chez J.Coe, qui intercale au récit 4 textes « extérieurs », écrits par des protagonistes et qui vont être chacun des révélateurs pour Maxwell, soit de la perception que son entourage a de lui, soit de faits qui lui étaient inconnus (l’homosexualité de son père par exemple). La fin est étonnante... et peut laisser perplexe.
IsaH

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