Artemisia, c’est Artemisia Gentileschi, peintre italienne remise à l’honneur par une grande exposition au Musée Jacquemart-André en 2025 et... par les féministes. Artémisia, née en 1593 à Rome, fille d’un peintre talentueux et très tôt orpheline de mère, révèle dès son enfance un don remarquable pour la peinture. A une époque où les femmes artistes sont plus que rares, à peine une exception, (elles ne sont même pas autorisées à acheter des pigments et des couleurs elles-mêmes) son père, qui ne vit que par et pour l’art, l’encourage à cultiver son talent. Il lui donne pour professeur de perspective un certain Agostino Tassi….. Le reste, bien connu, est entré dans la légende : les viols répétés par Tassi, ses mensonges, et la lecture des œuvres majeures d’Artemisia comme autant de scènes de vengeance (en particulier les variations autour de Judith décapitant Holopherne). L’album réalisé par Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin va beaucoup plus loin que cette image un peu réductrice qu’...

Un livre de 2008 qui d’entrée nous réconcilie avec le genre humain, « La tête en friche » de Marie-Sabine Roger. Un petit ouvrage sans prétention qui raconte une belle rencontre dans un jardin public entre Germain, armoire à glace un peu « simple » et Margueritte, octogénaire poids plume. Tous deux comptent les pigeons du jardin et vont s’adopter autour des livres qu’elle lui fera découvrir à haute voix et qui révèleront chez lui des sentiments et des émotions inconnus. L’écriture est simple mais le propos est riche. Dans le cerveau de Germain les phrases, les mots vont germer en un monde infini de possibles. Une ode à la lecture et à l’humanité.
Anne
Anne
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