Hasard du calendrier ou concomitance du festival de Cannes, j'ai rattrapé en deux jours à la télévision deux films primés en 2023 (oui j'ai honte) : La zone d'intérêt de Jonathan Glazer (Grand Prix) et Anatomie d'une chute de Justine Triet (Palme d'or). Deux films d'une rugosité certaine, et pour l'exprimer, une actrice "inconfortable" et charismatique, Sandra Hüller : un jeu entre dépouillement et intensité, un physique intrigant, presque dérangeant, cette actrice de théâtre crève l'écran dans les deux films, tout en étant hors champ de la séduction. Voir ces deux films l'un après l'autre en quelques heures est une expérience intéressante. Tous les deux commencent par des scènes du quotidien, vides d'action : un retour de baignade pour une grande famille, un garçon qui promène son chien dans la neige, et bien sûr, au fur et à mesure du visionnage, ces scènes d'exposition un peu trop ...

Bon d'accord je sais : je hante plus les bibliothèques municipales que les derniers salons littéraires et du coup le livre dont j'ai envie de vous parler est déjà une « vieillerie » de 2004 qui vient juste de s'imposer à moi ; vous savez quand on cherche dans les rayonnages à découvrir un nouvel auteur et que par hasard un titre ou une couverture vous attire.
« Attire » est le bon mot quand on s'attaque à La constante de Hubble de Stéphanie Janicot (facile comme transition....) Il y est question d'attraction entre les corps et entre les galaxies ; audacieux parallèle qui se défend.
Alors si vos cours de Sciences physiques du lycée ne vous ont laissé qu'un souvenir embrumé de forces et de gravité un peu rébarbatif, vous profiterez de ce livre pour rafraichir votre socle de connaissances scientifiques de manière plus « humanisante », plus vivante.
Si au contraire vous êtes branchés Hubert Reeves et que les poussières d'étoiles et autre Big Bang n'ont aucun secret pour vous, alors vous savourerez l'intelligente analogie entre les galaxies et chaque membre d'un couple ou d'une famille.
Bref dans les deux cas je pense que vous prendrez du plaisir à lire ce petit roman assez bien documenté scientifiquement sur l'été mouvementé et particulier d'une poignée de personnages de notre temps plutôt attachants..
« Attire » est le bon mot quand on s'attaque à La constante de Hubble de Stéphanie Janicot (facile comme transition....) Il y est question d'attraction entre les corps et entre les galaxies ; audacieux parallèle qui se défend.
Alors si vos cours de Sciences physiques du lycée ne vous ont laissé qu'un souvenir embrumé de forces et de gravité un peu rébarbatif, vous profiterez de ce livre pour rafraichir votre socle de connaissances scientifiques de manière plus « humanisante », plus vivante.
Si au contraire vous êtes branchés Hubert Reeves et que les poussières d'étoiles et autre Big Bang n'ont aucun secret pour vous, alors vous savourerez l'intelligente analogie entre les galaxies et chaque membre d'un couple ou d'une famille.
Bref dans les deux cas je pense que vous prendrez du plaisir à lire ce petit roman assez bien documenté scientifiquement sur l'été mouvementé et particulier d'une poignée de personnages de notre temps plutôt attachants..
Anne
Commentaires
PS : merci pour l'apologie des bibliothèques municipales...