[Lecture en cours : le principe, donner ses premières impressions sur un livre qu'on commence à lire. Il aura droit, sauf exception, à sa critique complète et c'est intéressant de confronter son sentiment initial à celui qu'on éprouve à la dernière page]. Attention roulement de tambour.... plus de 1 000 pages, 1 039 exactement pour ce roman qui s'annonce puissant sur la catastrophe annoncée du dérèglement climatique. A 10% de lecture, on est encore en tour de chauffe (si je puis dire...), avec des chapitres alternés introduisant chacun un personnage, et je ne sais pas si je suis au bout des présentations ! En tout cas, j'aime ce genre de structure romanesque, courante chez les auteurs américains, et Stephen Markley a l'air de maîtriser le procédé. Je ne sais pas de quelle manière vont s'imbriquer les histoires de Tony, le spécialiste des questions de climat, Ashir le geek génie de l'analyse prédictive, Shane, qu'on devine activiste écolo, Keepe...
Quitter la France… phrase entendue… dans des discours politiques, dans les rues, dans la bouche de proches… Phrase lourde de sens… De quoi parle ce livre ? de moi, de vous… de la jeunesse française, d’utopie, d’illusions et inévitablement de désillusions… Ariel Kenig, jeune auteur – 23 ans – , nous offre ce court ouvrage, écrit comme une lettre adressée à une femme qu’il quitte mais cette femme n’est autre que la France. Intense, poignant, prenant, tellement vrai, émouvant, forcément politique… lecture dont on ressort soit un peu endolori soit plein de force avec l’envie de changer les choses… A lire pour l’écriture, pour la force des mots, pour le mal être de cet auteur qui ne veut pas la quitter pourtant cette France où il est né mais où il ne se sent plus chez lui… Une question subsiste : où est Ariel Kenig depuis le 6 mai 2007 ? Charlotte