Totalement emballée par ce petit essai drôle comme tout, issu d’un spectacle créé par les deux auteurs, belges, et que j’ai découverts en visitant la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterets ! (J’y reviendrai)
Que la langue française soit difficile (à pratiquer, à apprendre) n’est un secret pour personne, mais on en prend vraiment conscience à la lecture des nombreux exemples, tous mis en scène, littéralement, de manière désopilante : des 244 façons d’écrire le mot inventé kréfission, à des explications du genre « Cela dit, la plupart du temps le contexte suffit à éviter ce genre de confusion. Si j’écris j’ai loué le Seigneur, personne ne s’interrogera sur le montant du loyer ». Entre homophonies, homographies, paronymes, homographes et polysémies, la dictée est un sport de l’extrême !
Les deux auteurs-comédiens militent donc, tout en célébrant la langue, pour une simplification de l’orthographe, et ils sont convaincants ! Et bien sûr, petite précision utile, ils rappellent, avec beaucoup d’humour toujours, que l’orthographe n’est pas la langue.
Il faut ajouter que l’ouvrage
en lui-même est de belle facture, et chouettement (j’ai compris
que je pouvais me permettre plein de choses avec la langue française)
illustré par Kevin Matagne, leur comparse et complice.
Une visite à la Cité internationale de la langue française
Le château de Villers-Cotterets qui abrite la Cité internationale de la langue française est un lieu sublime. Cependant, je n’ai pas été totalement convaincue par le « parcours de visite », autrement dit l’exposition permanente. Le parcours est essentiellement composé de plus de 60 vidéos et jeux interactifs efficaces et amusants, prisés des scolaires d’après ce qu’il m’a été donné de constater. J’avoue que je n’ai pas été indifférente au plaisir de manipuler ces dispositifs…. Souvent un peu gadgets malheureusement. Mais peut-être ne suis-je pas le public-cible ? Je ne m’attendais à rien de précis, mais je m’aperçois que j’aurais souhaité quelque chose de plus construit, qui m’aide à comprendre et l’histoire et l’évolution de la francophonie, et qui interroge plus directement son avenir. La visite, à mon humble avis est un bon moment à passer si on se trouve dans les environs, mais ne justifie pas un déplacement de plusieurs centaines de kilomètres.

Commentaires