Dans la foulée de Guy Delisle ou de Nicolas Wild (ah, l’excellent Kaboul Disco !!!), Mathieu Diez et Jibé signent un roman graphique aussi passionnant qu’émouvant. En 2022, Mathieu Diez décroche un poste d’« attaché pour le livre et le débat d’idées » à l’ambassade de France à Beyrouth (pile l’endroit où sa mère ne voulait pas le voir partir, d’où le titre). Il y restera jusqu’en 2025 et Tout mais pas Beyrouth est la chronique de son quotidien au Liban durant 3 ans. Rien n’y manque : ni la nécessaire et fort pédagogique introduction à l’histoire complexe de ce petit pays, ni la description de la vie et du travail dans la diplomatie à l’étranger, ni les éléments de découverte de cette terre et de son peuple, si attachants. Et bien sûr, la guerre s’invite dans ce qui aurait pu être un récit de voyage bien documenté et agréable à lire. Pour ma part, j’ai été effarée par le passage consacré au stage « Départ en poste sensible », dont le but est de prépa...
Wendy White est retrouvée morte, abandonnée au bord de la route..
Ce livre qui s’annonce comme un polar n’en n’est pas véritablement un : s’il y a bien eu meurtre, ce n’est pas à la quête du meurtrier que le lecteur va assister. Il va au contraire remonter le temps pour comprendre comment ce fait-divers a pu se produire, et surtout assister à l’explosion de violence qu’il va déclencher.
Cara Hoffman, qui livre ici son 1er roman, tisse un récit étrange, fort et original. Les chapitres, défiant la chronologie et mêlant extraits de journaux, récits à la 3ème personne et rapports de police nous emmènent sur le chemin d’une vérité profondément dérangeante.
Cath

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