Dans la foulée de Guy Delisle ou de Nicolas Wild (ah, l’excellent Kaboul Disco !!!), Mathieu Diez et Jibé signent un roman graphique aussi passionnant qu’émouvant. En 2022, Mathieu Diez décroche un poste d’« attaché pour le livre et le débat d’idées » à l’ambassade de France à Beyrouth (pile l’endroit où sa mère ne voulait pas le voir partir, d’où le titre). Il y restera jusqu’en 2025 et Tout mais pas Beyrouth est la chronique de son quotidien au Liban durant 3 ans. Rien n’y manque : ni la nécessaire et fort pédagogique introduction à l’histoire complexe de ce petit pays, ni la description de la vie et du travail dans la diplomatie à l’étranger, ni les éléments de découverte de cette terre et de son peuple, si attachants. Et bien sûr, la guerre s’invite dans ce qui aurait pu être un récit de voyage bien documenté et agréable à lire. Pour ma part, j’ai été effarée par le passage consacré au stage « Départ en poste sensible », dont le but est de prépa...

Le contraire de la mort… Titre qui m’intriguait… Tiré d’une chanson italienne… Roberto Saviano nous embarque dans son Italie natale, Italie sombre, semblant sortir d’un autre temps. Deux nouvelles : la perte par une jeune femme de son fiancé soldat en Afghanistan et la vengeance aveugle et absurde de la mafia. Ce récit se lit très rapidement mais tout est dit de la quête d’identité, de la force des sentiments, de l’attachement , parfois involontaire, aux origines avec en toile de fond un constat accablant sur la bêtise humaine et sur l’incapacité des hommes à tirer des leçons de leur passé. On referme le livre en se disant qu’on est bien né, au bon endroit, au bon moment et puis inévitablement subsiste une question : et si c’était moi qui avais dû vivre cette histoire ?
Charlotte
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