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"Tout mais pas Beyrouth", roman graphique de DIEZ et JIBÉ

Dans la foulée de Guy Delisle ou de Nicolas Wild (ah, l’excellent Kaboul Disco  !!!), Mathieu Diez et Jibé signent un roman graphique aussi passionnant qu’émouvant. En 2022, Mathieu Diez décroche un poste d’« attaché pour le livre et le débat d’idées » à l’ambassade de France à Beyrouth (pile l’endroit où sa mère ne voulait pas le voir partir, d’où le titre). Il y restera jusqu’en 2025 et Tout mais pas Beyrouth est la chronique de son quotidien au Liban durant 3 ans. Rien n’y manque : ni la nécessaire et fort pédagogique introduction à l’histoire complexe de ce petit pays, ni la description de la vie et du travail dans la diplomatie à l’étranger, ni les éléments de découverte de cette terre et de son peuple, si attachants. Et bien sûr, la guerre s’invite dans ce qui aurait pu être un récit de voyage bien documenté et agréable à lire. Pour ma part, j’ai été effarée par le passage consacré au stage « Départ en poste sensible », dont le but est de prépa...

"Journal intime d'un marchand de canons" de Philippe VASSET



Excluons tout de suite les clichés de « Lord of war » ou de tout film américain rendant irrésistible ou affreusement méchant le vendeur d’armes… On est ici dans un tout autre style, très troublant…
Un récit à la première personne, récit que l’on sait fiction mais qui vogue dans des lieux et parmi des personnages aux nomx étrangement connus…
Roman, reportage ?… On tangue entre les deux mondes, préférant un temps que les sentiments et les jouissances de cet homme soient purement imaginaires et au contraire, ramenées brutalement dans une réalité où les avions et pistolets en plastique d’un enfant sont devenus les armes de commerce et de guerre d’un homme.
Journal intime d’un homme qui a cru devenir un aventurier en embrassant une carrière aux côtés sombres où tout n’est que pouvoir, argent et qui finalement se retrouve, soupçonné par la justice à faire le point sur une vie, laquelle est loin d’être romanesque.
Finalement, on en viendrait presque à éprouver de la compassion pour cet homme qui a l’impression d’avoir gâché sa vie, mais qui, à aucun moment, n’émet de regret.
Roman dérangeant, déroutant. Portrait noir et cynique de la nature humaine. On ferme ce livre avec une sensation étrange, ambiguë, comme touché en plein cœur ou plutôt en pleine conscience…
Charlotte

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