[Lecture en cours : le principe, donner ses premières impressions sur un livre qu'on commence à lire. Il aura droit, sauf exception, à sa critique complète et c'est intéressant de confronter son sentiment initial à celui qu'on éprouve à la dernière page]. Attention roulement de tambour.... plus de 1 000 pages, 1 039 exactement pour ce roman qui s'annonce puissant sur la catastrophe annoncée du dérèglement climatique. A 10% de lecture, on est encore en tour de chauffe (si je puis dire...), avec des chapitres alternés introduisant chacun un personnage, et je ne sais pas si je suis au bout des présentations ! En tout cas, j'aime ce genre de structure romanesque, courante chez les auteurs américains, et Stephen Markley a l'air de maîtriser le procédé. Je ne sais pas de quelle manière vont s'imbriquer les histoires de Tony, le spécialiste des questions de climat, Ashir le geek génie de l'analyse prédictive, Shane, qu'on devine activiste écolo, Keepe...
Le roman s'ouvre sur une hilarante scène de concours de beauté à Blackpool, Angleterre, au début des années 60. Barbara est très jolie et bien partie pour gagner, mais elle a autre chose en tête : partir pour Londres et tenter sa chance comme actrice de comédie. Car Barbara a beaucoup d'esprit et de répartie. C'est une "funny girl" ! Elle plante là sa tiare de reine et son vieux père, et se retrouve vendeuse de grand magasin dans le Swinging London. Courant les castings, elle a la chance et le talent de se faire remarquer par deux auteurs et un producteur pour être l'héroïne d'une sitcom de la BBC. Et sa vie démarre... Ce roman très léger et désinvolte, à l'ironie so british, est avant tout une réflexion sur l'art du divertissement. Est-il noble ou mineur ? Cette question est incarnée par les deux auteurs de la sitcom, l'un Tony, passionné par ce registre, l'autre, Bill de plus en plus travaillé par le souhait de "faire une œuvre...