[Lecture en cours : le principe, donner ses premières impressions sur un livre qu'on commence à lire. Il aura droit, sauf exception, à sa critique complète et c'est intéressant de confronter son sentiment initial à celui qu'on éprouve à la dernière page]. Attention roulement de tambour.... plus de 1 000 pages, 1 039 exactement pour ce roman qui s'annonce puissant sur la catastrophe annoncée du dérèglement climatique. A 10% de lecture, on est encore en tour de chauffe (si je puis dire...), avec des chapitres alternés introduisant chacun un personnage, et je ne sais pas si je suis au bout des présentations ! En tout cas, j'aime ce genre de structure romanesque, courante chez les auteurs américains, et Stephen Markley a l'air de maîtriser le procédé. Je ne sais pas de quelle manière vont s'imbriquer les histoires de Tony, le spécialiste des questions de climat, Ashir le geek génie de l'analyse prédictive, Shane, qu'on devine activiste écolo, Keepe...
Les paysages de Fargo (le film des frères Coen) , le Minnesota de la neige, du froid et des lacs, cette ambiance d'Amérique profonde et rude, ça vous dit quelque chose ? A Duluth, autre petite ville de cet état limitrophe du Canada, deux jeunes lycéennes disparaissent à un an d'intervalle. Jonathan Stride est de nouveau chargé de l'enquête lorsque Rachel s'évanouit dans la nature. Kerry n'avait jamais été retrouvée. Et il a un mauvais pressentiment.... Beaucoup de rebondissements dans l'intrigue, qui se passe sur plusieurs années et se déplace même à Las Vegas, l'exact opposé climatique et sociétal de Duluth. Le principal intérêt du roman, c'est Jonathan Stride, ce policier veuf inconsolable (mais séduisant) et la galerie de femmes qui l'entourent (mention spéciale à sa partenaire Maggie Bei); et cet arrière fond de la région de Dultuh, ce froid impitoyable, cette neige qui recouvre en quelques heures et pour des semaines les scènes de crime. Alors é...