[Lecture en cours : le principe, donner ses premières impressions sur un livre qu'on commence à lire. Il aura droit, sauf exception, à sa critique complète et c'est intéressant de confronter son sentiment initial à celui qu'on éprouve à la dernière page]. Attention roulement de tambour.... plus de 1 000 pages, 1 039 exactement pour ce roman qui s'annonce puissant sur la catastrophe annoncée du dérèglement climatique. A 10% de lecture, on est encore en tour de chauffe (si je puis dire...), avec des chapitres alternés introduisant chacun un personnage, et je ne sais pas si je suis au bout des présentations ! En tout cas, j'aime ce genre de structure romanesque, courante chez les auteurs américains, et Stephen Markley a l'air de maîtriser le procédé. Je ne sais pas de quelle manière vont s'imbriquer les histoires de Tony, le spécialiste des questions de climat, Ashir le geek génie de l'analyse prédictive, Shane, qu'on devine activiste écolo, Keepe...
« J’apprends » est le monologue intérieur de Nadia que l’on va suivre depuis son entrée au CP jusqu’au collège. Elle nous décrit sa vie quotidienne en banlieue. On devine son histoire qui se dessine sur fond de guerre d’Algérie à une époque où le sujet est tabou aussi bien à la maison qu’à l’école. Dans sa famille il y a les non-dits et les vides de son passé ; on répond ‘’tu comprendras plus tard’’ à ses questions difficiles. Pour cette fillette très studieuse le monde de l’école est rassurant par ses affirmations, ses règles et ses préceptes. Ces années d’apprentissage nous plongent dans un monde de papier crépon, de feutrine, de colle à papier, de crayons bien taillés, de peinture à l’eau…. L’auteur s’arrête sur des détails apparemment très simples comme la concentration nécessaire à cette petite fille qui apprend à écrire pour allonger la boucle du F ; à sa fascination pour l’énumération des curiosités de la fin de l’alphabet WXYZ. Plus loin dans les classes primaires, elle nous re...