[Lecture en cours : le principe, donner ses premières impressions sur un livre qu'on commence à lire. Il aura droit, sauf exception, à sa critique complète et c'est intéressant de confronter son sentiment initial à celui qu'on éprouve à la dernière page]. Attention roulement de tambour.... plus de 1 000 pages, 1 039 exactement pour ce roman qui s'annonce puissant sur la catastrophe annoncée du dérèglement climatique. A 10% de lecture, on est encore en tour de chauffe (si je puis dire...), avec des chapitres alternés introduisant chacun un personnage, et je ne sais pas si je suis au bout des présentations ! En tout cas, j'aime ce genre de structure romanesque, courante chez les auteurs américains, et Stephen Markley a l'air de maîtriser le procédé. Je ne sais pas de quelle manière vont s'imbriquer les histoires de Tony, le spécialiste des questions de climat, Ashir le geek génie de l'analyse prédictive, Shane, qu'on devine activiste écolo, Keepe...
Parler des difficultés sociales, professionnelles des gens, le cinéma le fait depuis toujours ou presque. A l'anglaise (Ken Loach, Mike Leigh...), à l'italienne (Ettore Scola, Nanni Moretti...) et à la française : comme Cédric Kahn (Une vie meilleure) et Robert Guédiguian (Les Neiges du Kilimandjaro). Le premier est quasiment un documentaire, surtout dans sa première partie, très elliptique, mais qui montre bien l'engrenage qui va plonger Guillaume Canet et Leila Bekhti dans le surendettement. Ces deux jeunes gens en veulent, achètent un restaurant à retaper mais s'y prennent très mal, et personne ne les aide. La jeune femme finira par partir au Canada chercher des jours meilleurs, laissant son fils Slimane à Guillaume Canet. Dès lors, le film, tout en continuant à montrer la spirale de l'échec social du héros, va zoomer sur le jeune garçon de 9 ans et demi, et sur sa relation chaotique avec son beau-père. L'ensemble du récit est très vraisemblable, chaque ...