[Lecture en cours : le principe, donner ses premières impressions sur un livre qu'on commence à lire. Il aura droit, sauf exception, à sa critique complète et c'est intéressant de confronter son sentiment initial à celui qu'on éprouve à la dernière page]. Attention roulement de tambour.... plus de 1 000 pages, 1 039 exactement pour ce roman qui s'annonce puissant sur la catastrophe annoncée du dérèglement climatique. A 10% de lecture, on est encore en tour de chauffe (si je puis dire...), avec des chapitres alternés introduisant chacun un personnage, et je ne sais pas si je suis au bout des présentations ! En tout cas, j'aime ce genre de structure romanesque, courante chez les auteurs américains, et Stephen Markley a l'air de maîtriser le procédé. Je ne sais pas de quelle manière vont s'imbriquer les histoires de Tony, le spécialiste des questions de climat, Ashir le geek génie de l'analyse prédictive, Shane, qu'on devine activiste écolo, Keepe...
Premier roman de l'auteur(e) de "L'élégance du hérisson". Critique gastronomique mondialement connu, vénéré et craint, il meurt : il sait qu'il lui reste tout au plus 48 heures à vivre. Récit à plusieurs voix, dont le fil conducteur est la recherche d'une saveur autrefois rencontrée et aujourd'hui perdue, bilan d'une vie égocentrique - si ce n'est égoïste -, autosuffisante, le livre alterne points de vue et réflexions de différents protagonistes (épouse, enfants, concierge, clochard, chat, ..., bref, certains qui l'ont approché) et souvenirs qui affluent, affleurent et voguent sans parvenir à satisfaire l'homme prétentieux et exigeant, maintenant couché dans son lit, et à qui personne n'a résisté. Cela nous vaut de belles pages de souvenirs d'enfance et d'adolescence, mais surtout de magnifiques pages de souvenirs et découvertes culinaires , de descriptions de mets et de saveurs, dans une langue agréable, suave, parfaitement maî...