[Lecture en cours : le principe, donner ses premières impressions sur un livre qu'on commence à lire. Il aura droit, sauf exception, à sa critique complète et c'est intéressant de confronter son sentiment initial à celui qu'on éprouve à la dernière page]. Attention roulement de tambour.... plus de 1 000 pages, 1 039 exactement pour ce roman qui s'annonce puissant sur la catastrophe annoncée du dérèglement climatique. A 10% de lecture, on est encore en tour de chauffe (si je puis dire...), avec des chapitres alternés introduisant chacun un personnage, et je ne sais pas si je suis au bout des présentations ! En tout cas, j'aime ce genre de structure romanesque, courante chez les auteurs américains, et Stephen Markley a l'air de maîtriser le procédé. Je ne sais pas de quelle manière vont s'imbriquer les histoires de Tony, le spécialiste des questions de climat, Ashir le geek génie de l'analyse prédictive, Shane, qu'on devine activiste écolo, Keepe...
Ce livre est une double invitation au voyage : voyage de l'Afrique du Sud aux Etats-Unis avec un état des lieux pittoresque et souvent amer des pays traversés, et voyage au sein d'une famille des parents excentriques et utopistes aux enfants impossibles mais si attachants. On est embarqué au côté de l'ainé, Will, qui est peut-être le seul à prendre du recul devant toutes ces péripéties, à travers les lettres qu'il envoie à sa grand-mère (un tempérament aussi bien particulier !!). Rien de conventionnel dans cette famille qui cherche le pays idéal, ni ses débuts, ni ses problèmes. Dans cette famille on creuse la terre pour voir les chinois de l'autre côté de la terre… (quelle idée !). Un autre est spécialiste des valves et des robinets…(oui il en faut !). Nous sommes émus, amusés, jamais indifférents car les Lament sont en quête de ce que nous cherchons tous…le bonheur sans la perte des illusions, avec le cœur et l'envie toujours en avant. Alors on traverse leurs ...