Artemisia, c’est Artemisia Gentileschi, peintre italienne remise à l’honneur par une grande exposition au Musée Jacquemart-André en 2025 et... par les féministes. Artémisia, née en 1593 à Rome, fille d’un peintre talentueux et très tôt orpheline de mère, révèle dès son enfance un don remarquable pour la peinture. A une époque où les femmes artistes sont plus que rares, à peine une exception, (elles ne sont même pas autorisées à acheter des pigments et des couleurs elles-mêmes) son père, qui ne vit que par et pour l’art, l’encourage à cultiver son talent. Il lui donne pour professeur de perspective un certain Agostino Tassi….. Le reste, bien connu, est entré dans la légende : les viols répétés par Tassi, ses mensonges, et la lecture des œuvres majeures d’Artemisia comme autant de scènes de vengeance (en particulier les variations autour de Judith décapitant Holopherne). L’album réalisé par Nathalie Ferlut et Tamia Baudouin va beaucoup plus loin que cette image un peu réductrice qu’...

Hériter d'un parfait inconnu une somme d'argent telle qu'elle change le cours de votre vie, cela semble impossible. C'est pourtant ce qui arrive à Andy. Arrivé en retard à l'enterrement de l'un de ses anciens professeurs, il se rend vite compte qu'il s'est trompé de cérémonie mais n'ose repartir. Il faut dire que l'église est vide ou presque, seules deux personnes sont présentes, un homme et une femme. Il va jusqu'à signer le registre de condoléances, à la demande de l'homme présent à la cérémonie.
Celui-ci s'avère être le notaire chargé de la succession du défunt, un certain Madigan. Dans son testament, Madigan a prévu que ses seuls héritiers seront les personnes présentes à son enterrement, quelles qu'elles soient ! Andy comprend bien vite que la somme est rondelette (17 millions de livres), il la partagera avec la femme présente à l'enterrement, la gouvernante de Madigan. Oui mais voilà que la fille de Madigan, arrivée JUSTE APRES la cérémonie, réclame sa part d'héritage. Trop tard pour elle, le notaire est formel, pas d'enterrement, pas d'héritage !! Andy est en proie aux scrupules, a-t-il le droit d'hériter de cet argent ?
De ce point de départ burlesque, N.Shakespeare va tricoter un roman astucieux et plus profond qu'il n'y paraît.
Andy arrête de travailler dans la maison d'édition minable où il publiait des ouvrages improbables sur le développement personnel et commence à vivre de ses rentes, à voyager. Mais l'argent de Madigan finit par lui brûler les doigts, d'autant que la fille de celui-ci est toujours en embuscade et que la personnalité du défunt l'attire inexorablement.De ce point de départ burlesque, N.Shakespeare va tricoter un roman astucieux et plus profond qu'il n'y paraît.
Andy se rapproche alors de l'ancienne gouvernante. Elle va tisser le portrait d'un homme complexe. Madigan, un arménien misanthrope à la vie secrète devient le héros de la deuxième partie du roman, qui nous entraîne jusqu'en Australie sur les traces de son passé aventureux et de son histoire douloureuse avec sa fille.
Voilà un roman dont les imperfections même font le charme : les deux parties imbriquées amènent des ruptures de style qui ne contribuent pas toujours à la fluidité de lecture (ample et lyrique pour le récit des aventures de Madigan, léger et très dialogué pour les passages qui concernent Andy), les personnages, hormis Madigan, sont brossés à trop grands traits, les dialogues sont parfois un peu longuets et la fin un peu alambiquée quoique prévisible, et pourtant cela fonctionne et cela dit deux trois choses, mine de rien : Andy, en héritant de Madigan, hérite aussi de son histoire, et du poids de cette histoire, et c'est l'un des messages de ce roman qui nous invite sur un mode léger à réfléchir sur l’argent et le bonheur ou encore l’identité.
IsaH
Voilà un roman dont les imperfections même font le charme : les deux parties imbriquées amènent des ruptures de style qui ne contribuent pas toujours à la fluidité de lecture (ample et lyrique pour le récit des aventures de Madigan, léger et très dialogué pour les passages qui concernent Andy), les personnages, hormis Madigan, sont brossés à trop grands traits, les dialogues sont parfois un peu longuets et la fin un peu alambiquée quoique prévisible, et pourtant cela fonctionne et cela dit deux trois choses, mine de rien : Andy, en héritant de Madigan, hérite aussi de son histoire, et du poids de cette histoire, et c'est l'un des messages de ce roman qui nous invite sur un mode léger à réfléchir sur l’argent et le bonheur ou encore l’identité.
IsaH
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