[Lecture en cours : le principe, donner ses premières impressions sur un livre qu'on commence à lire. Il aura droit, sauf exception, à sa critique complète et c'est intéressant de confronter son sentiment initial à celui qu'on éprouve à la dernière page]. Attention roulement de tambour.... plus de 1 000 pages, 1 039 exactement pour ce roman qui s'annonce puissant sur la catastrophe annoncée du dérèglement climatique. A 10% de lecture, on est encore en tour de chauffe (si je puis dire...), avec des chapitres alternés introduisant chacun un personnage, et je ne sais pas si je suis au bout des présentations ! En tout cas, j'aime ce genre de structure romanesque, courante chez les auteurs américains, et Stephen Markley a l'air de maîtriser le procédé. Je ne sais pas de quelle manière vont s'imbriquer les histoires de Tony, le spécialiste des questions de climat, Ashir le geek génie de l'analyse prédictive, Shane, qu'on devine activiste écolo, Keepe...
Premier sang Amélie Nothomb Ma critique commence par un paradoxe : mieux vaut ne rien savoir du roman avant de le lire. On goûte ainsi tout le sel narratif sans l’"encombrement" affectif de savoir qu’Amélie évoque un aspect très personnel. Certes on apprend vite que la famille du personnage principal s’appelle Nothomb, mais après tout cela pourrait être une coquetterie ou un tour de passe-passe d’une romancière volontiers joueuse . A la manière d’un conte, la vie de Patrick Nothomb est évoquée : son enfance sans père, un militaire mort bêtement lors d’un exercice de déminage dans sa vingtaine, une mère inconsolable et indifférente, mais des grands parents maternels aimants qui vont l’élever. Jugé trop sensible et protégé par son grand-père, il est envoyé en vacances dans la famille paternelle. Une famille au mode de vie pour le moins singulier, qui va marquer la vie du petit garçon. Un prix Renaudot en 2021 mille fois mérité pour cette romancière considérée...