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Articles

Affichage des articles du 2014

Lecture en cours : "Le déluge" de Stephen MARKLEY

[Lecture en cours : le principe, donner ses premières impressions sur un livre qu'on commence à lire. Il aura droit, sauf exception, à sa critique complète et c'est intéressant de confronter son sentiment initial à celui qu'on éprouve à la dernière page]. Attention roulement de tambour.... plus de 1 000 pages, 1 039 exactement pour ce roman qui s'annonce puissant sur la catastrophe annoncée du dérèglement climatique. A 10% de lecture, on est encore en tour de chauffe (si je puis dire...), avec des chapitres alternés introduisant chacun un personnage,  et je ne sais pas si je suis au bout des présentations ! En tout cas, j'aime ce genre de structure romanesque, courante chez les auteurs américains, et Stephen Markley a l'air de maîtriser le procédé.  Je ne sais pas de quelle manière vont s'imbriquer les histoires de Tony, le spécialiste des questions de climat, Ashir le geek génie de l'analyse prédictive, Shane, qu'on devine activiste écolo, Keepe...

"Le Retour" de Dulce Maria CARDOSO

C’est en Angola en 1975 que débute le roman. La décolonisation est entamée après la chute du régime de Salazar, et la guerre civile commence. Pour les portugais, c’est la débâcle. C’est ainsi que la famille de Rui, adolescent de 14 ans doit quitter le pays de l’enfance pour rejoindre la métropole. Le père ne les accompagne pas, il a été fait prisonnier par les combattants. Logés pour une période indéterminée dans un hôtel 5 étoiles près de Lisbonne, ils deviennent des expatriés et attendent l’improbable retour du père. C’est Rui qui raconte l’histoire, nous sommes dans sa tête, pris dans son flot de paroles et de pensées, et faisons avec lui ses premières expériences d’homme.   Un magnifique roman d’initiation, à la langue riche et originale, qui est aussi un roman sur la perte : la perte de l’innocence de Rui est la métaphore de la perte de son empire pour le Portugal. « Le retour » nous donne aussi l’occasion de nous retourner sur un épisode de l’hist...

Hasard et coïncidences... ou Marie Darrieussecq et moi

Dans les aéroports, on croise souvent des gens connus. A Roissy, j'ai déjà vu Marie Drucker, Lambert Wilson et Eric Judor (du duo Eric et Ramzy). Bon...  La semaine dernière, m'envolant pour New York, je vois derrière moi, dans la file du dépose-bagages, l'écrivain Marie Darrieussecq . Quasi caricaturale, elle tient un livre ouvert à la main et paraît totalement ailleurs... Personne ne semble la reconnaître (à part moi, je veux y croire). Je la suis depuis Truismes , je l'aime bien, donc je suis contente, davantage que si j'avais vu, mettons, ... bon je n'ai pas de nom d'écrivain honni qui me vient... BREF... Quelques jours se passent, nous nous retrouvons à flâner du côté de Washington Square, et nous découvrons que c'est le quartier du département Littérature de l'université de NY. Dans une petite rue (enfin selon les standards new yorkais), notre regard est attiré par une sorte de passage, très parisien, lui,  où se font face  la Maison ...